Il vient d’être promu meilleur entrepreneur mondial de l’année. Depuis trente ans, le taux de croissance de ses entreprises, même les années difficiles, dépasse toujours 10 %. Mais s’il s’est battu pour échapper à la misère, aucun désir de revanche ne l’anime. Mohed est arrivé en 1970 à Montpellier sans connaître le français ni sa date de naissance. Arbitrairement, il a choisi le 9 mars 1951. L’enfant des sables était condamné à garder quelques chèvres dans le désert syrien autour de Raqqa. Aujourd’hui, il ne se contente pas d’administrer ses affaires, qui prospèrent dans 47 pays, il est aussi écrivain, publié par Actes Sud. Resté fidèle à Montpellier, la ville qui l’a accueilli, il a pris la tête du club de rugby, qu’il veut porter au sommet du Top 14. Logique pour ce roi de l’échafaudage.