La Turquie ouvre ses frontières avec l’Europe, et « ne retiendra plus » les migrants

Selon les médias turcs, la décision a été prise pendant un conseil de sécurité extraordinaire présidé par le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan. La Grèce a annoncé avoir renforcé ses patrouilles à la frontière. [Lire plus…]

Ndlr : On ne peut pas se passer de la Turquie qui détient les clés de l’ordre mondial. Si on « coupe les ponts », on ferme la base avancée de l’OTAN, on perd le contrôle du Bosphore, l’ordre mondial s’inverse.

Si on renonce à la Turquie, c’est la fin de la civilisation occidentale dominante.

Ce n’est pas pour rien qu’elle est si importante au sein de l’OTAN et qu’il a eut été mené la bataille des Dardanelles qui est le chemin incontournable pour accéder à la Méditerranée depuis l’Est.

C’est donc par-là que les russes sont contraints de passer. Et donc c’est là que tout se passe, parce que ce passage est crucial pour eux. S’il n’existait pas, pour rallier la Méditerranée ils n’auraient plus que deux possibilités :

– L’Atlantique Nord puis Gibraltar, contrôlé par les britanniques, un voyage de 14’000 km au plus court

– L’Océan indien puis le Canal de Suez, contrôlé par l’OTAN, via le Pacifique en contournant la Chine, un voyage de 14’000 km.

En passant par le Bosphore, leur unique base en Méditerranée, à Tartous, en Syrie, est à la moitié du chemin. Et le Bosphore est contrôlé par le pouvoir turc, dans le camp de l’OTAN, mais praticable pour les russes sous conditions.

Facile à comprendre l’intérêt géostratégique de la Turquie. Celui qui contrôle le Bosphore contrôle l’état du monde et Erdogan en est conscient et il en joue. L’OTAN tente d’avoir le contrôle du Bosphore depuis toujours, mais le pouvoir turc est conscient de l’importance géopolitique de disposer seul du contrôle de ce point géostratégique le plus important de la planète.