Quel avenir pour la viande ?

Quel avenir pour la viande ?

Une évolution nécessaire d’un point de vue environnemental et économique, sans pour autant céder aux tendances soi-disant « révolutionnaires » [Lire plus…]

Ndlr : La viande végétale est un tremplin pour la vraie viande de culture. La viande végétale est loin d’avoir toutes les qualités. Ce n’est pas parce qu’elle est végétale qu’elle est saine. Pour lui donner l’aspect, le goût et la texture de la viande, elle est surchargée en graisse, en sel, en sucre, en arômes, en additifs… et le processus est très énergivore. Mais elle a le mérite d’être sur le marché aujourd’hui et donc de produire déjà ses effets sur l’élevage, ce qui n’est pas à négliger.

Je ne crois pas à l’avenir de la viande végétale, qui va certes affiner ses process de fabrication et devenir à terme très bon marché, le temps que se mette en place une filière, avec des industries qui prépareront massivement des mélanges, comme un boulanger a des « mélanges de farines pour la baguette », par exemple, mais dont la qualité ne sera jamais vraiment au rendez-vous. Alors que la viande de culture pourra à terme être produite juste avec un peu d’énergie et quelques cellules. Et elle offre des perspectives très larges, on trouve déjà du poisson, du poulet, du bœuf, du porc. Mais ça implique qu’on pourrait trouver de l’ours, du bison, du crocodile. Son problème est qu’elle ne contiendra jamais les éléments de texture d’une vraie viande vivante : tissu conjonctif, graisse… Mais les premiers essais d’impression 3D sont plus que convaincants, des techniques se déploient. Et cette viande n’a pas les inconvénients de la viande végétale cités dans l’article, comme la déficience en B12. C’est de la vraie viande. Et j’y crois à fond. Je suis persuadé que l’industrie alimentaire va se jeter dessus. Elle est idéale pour mettre dans les préparations, comme les raviolis, les lasagnes, les steaks hachés.

Et donc ça fait que dans ce cas on pourrait avoir de la vraie viande à la boucherie qui ne viendrait plus d’élevage industriel, puisque l’élevage industriel serait remplacé dans ces préparations. Et je suis convaincu que c’est vers ça que nous allons. le marché va se réguler tout seul. Nous parlons là d’une échéance de 20 ans. Donc les entreprises qui se créent autour de la viande végétale ont déjà une belle carrière devant elles. Et rien ne dit qu’elles ne pourront pas adapter leur production pour aller vers d’autres choses. La viande végétale, c’est de la haute technologie, on pourrait imaginer qu’au fur et à mesure du basculement du marché vers la viande synthétique, elles basculent elles vers l’impression de nourriture à partir d’excédents ou déchets alimentaires. Une technique très proche de la viande végétale et dont ils disposent de toutes les technologies nécessaires. Donc la porte leur est ouverte.

En vérité, nous assistons à la naissance de l’industrie alimentaire du 21ème siècle.