Stellantis : l’art d’accuser l’Europe pour cacher des mauvais choix produits

Stellantis : l’art d’accuser l’Europe pour cacher des mauvais choix produits

Il faut lire le communiqué de Stellantis. Le groupe retourne le discours avec un aplomb incroyable. L’effondrement des profits ? La faute à une transition trop rapide. La vérité ? Des choix produits hasardeux, des tarifs délirants et des soucis de qualité qui se paient aujourd’hui au prix fort. (Lire plus…)

Ndlr : Le nouveau patron, Antonio Filosa, fait tout ce qu’il peut pour tenter de planquer la gabegie dénoncée à cor et à cri durant des années, nous savions pertinemment que ça se produirait, de Carlos Tavares sous le tapis par des propos dilatoires. 22 milliards auraient été mal investis dans l’électrique, c’est de la faute à l’Europe qui a exigé une transition trop rapide, etc.. Il n’en pense bien sûr certainement pas moins, mais il cherche à redonner confiance en dédouanant le groupe pour ne pas se voir lâcher par les investisseurs. Durant des années Tavares a rogné scrupuleusement sur la qualité et sur le service après-vente. Son stupide moteur à courroie baignant dans l’huile  qui cassait à tours de bras et les clients étaient accusés d’avoir mal entretenu leur véhicule, peinant à se faire indemniser, se retrouvant avec des véhicules quasiment neufs présentant des factures délirantes. Progressivement il a éreinté les marques de PSA, se retrouvant si acculé qu’il a fallu fusionner avec Fiat (FCA), qui a fait preuve de la même déliquescence et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, s’est retrouvé dans la même situation.

Quand les gros se rassemblent, fusionnent, c’est pour mourir, mais plus lentement, disposer de plus de moyens pour se restructurer. Plus un navire est gros et plus il met du temps à couler. Stellantis est un géant déjà mort, mais tellement énorme qu’il lui faudra des années avant de basculer. Ses marques auront disparu en 2050. Antonio Filosa, fort logiquement, devrait annoncer prochainement l’abandon de certaines, comme DS, Lancia ou Vauxhall, puis suivront des marques comme Opel ou Alfa, le groupe se repliant toujours plus sur ses marques phares, avant extinction finale.

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