Le réseau électrique national peut-il supporter la recharge de plus de 15 millions de véhicules électriques ? Oui, selon un rapport de RTE paru récemment et réalisé avec l’association AVERE France. D’ici 2035, notre système serait en mesure d’absorber un parc routier composé à 40% de véhicules électriques. Ces derniers pourraient même contribuer à stabiliser le réseau si leur recharge est pilotée. [Lire plus…]
Ndlr : Une assez ancienne information, de 2015, mais encore plus pertinente aujourd’hui où je n’arrête pas de lire des sornettes sur la prétendue consommation électrique des voitures électriques, affirmant qu’il faudra construire des centrales nucléaires pour les faire rouler. Or, voilà, ce n’est pas vrai ! Non seulement ce n’est pas vrai, mais c’est même le contraire, on pourra plutôt en fermer, même si c’est contre-intuitif.
Tout d’abord, il faut bien comprendre qu’une voiture électrique ne consomme pas plus ou pas beaucoup plus qu’une voiture thermique. Le carburant que vous mettez dans le carburant n’y tombe pas tout seul. Il faut pomper le pétrole (il y a plein de puits autour de chez moi), le transporter, le raffiner, le distribuer et une pompe de station-service c’est 0,5 à 1,5 kWh quand même. Mais il y a aussi l’énergie grise, l’entretien d’un véhicule thermique est beaucoup plus conséquent, il faut changer l’huile et des pièces régulièrement, l’usure des freins est bien plus conséquente et donc tout ça doit être fabriqué, posé dans des garages (très gourmands en électricité), recyclé. Tout ceci fait que mine de rien la voiture électrique ne consomme pas significativement plus d’électricité que la thermique.
Ensuite, il y a l’efficacité, radicalement faible sur la voiture thermique où le moteur n’a que 25 % d’efficacité en essence et au plus 35 % en diesel, ce qui fait que seulement 27 % de l’énergie en moyenne est transmise aux roues. Autrement dit, sur une puissance par litre de 11,5 kW (10 kW + l’électricité pour produire ce litre de carburant et le distribuer) en moyenne, seulement 2,7 kW vont être exploités pour faire avancer le véhicule (!!) Alors que, à contrario, pour la voiture électrique, où le moteur électrique a un rendement au minimum de 85 %, jusqu’à 95 % dans les meilleurs cas aujourd’hui, qui ne nécessite quasiment aucun entretien déjà aujourd’hui. Ajoutez à ça une gestion électronique qui optimise la consommation à tous les niveaux, quelle que soit la conduite, ce qui donne au final que près de 70 % de l’énergie passe dans les roues.
Non seulement ça, mais en plus les voitures électriques se rechargent essentiellement la nuit, en période creuse, alors que les systèmes de production et distribution de carburant consomment de l’énergie jour et nuit, ça fait qu’on optimise la production d’énergie et donc que la puissance nécessaire totale étant plus faible, on peut, comme le conclut l’article, fermer tout simplement des centrales. En nombre de Watts absorbés, il y en a plus avec la voiture électrique, mais ils sont mieux consommés.
Et ça c’est aujourd’hui, mais la voiture électrique va très rapidement, dès 2019, profondément évoluer… mais c’est une autre histoire.
