Le Cercle de l’Industrie, un lobby patronal, a formulé une série de propositions pour mieux armer la France et la faire sortir de l’enlisement. Une baisse des prélèvements de 50 milliards d’euros et la création d’un contrat unique de travail sont notamment souhaitées.
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Ndlr : « réforme des prélèvements obligatoires. » D’accord, il faut diviser par deux les charges sociales, quittes à transférer de manière plus prégnante les coûts sur l’Etat. 50 milliards, ça représente le coût du service de la dette, quand même. Mais alors en échange, il faut mieux fiscaliser les bénéfices des entreprises, qui représentent la création de richesse qui doit servir à payer cette charge sociale régalienne. « Dynamiser le marché du travail » D’accord, mais avec un contrat unique protecteur et favorable au salarié, avec des mesures comme le préavis progressif, l’indemnité de licenciement progressive et un droit au chômage augmenté dont la charge est allégée, apportant droit systématique à formation. « Développer davantage l’apprentissage » Ouais, mais pas en alternance. L’apprenti en alternance est un esclave. Curieusement, les patrons rêvent d’avoir des apprentis et soutiennent qu’ils leur coûtent cher à former, c’est très bizarre. La réalité est qu’ils veulent des corvéables à merci très bon marché. L’alternance ne doit être qu’en fin d’apprentissage pour acquérir l’expérience. « Renforcer les avantages tricolores » Le Crédit impôt recherche, ça a été démontré, ne concerne pour ainsi dire que les grosses PME. Il ne sert à rien pour le plombier du coin, qui représente pourtant le gros de la masse des entreprises et il investit aussi dans l’innovation, contribuant à son développement. Il faut donc trouver un autre modèle pour soutenir l’innovation plutôt que la R&D qui ne concerne que ceux qui peuvent en faire. « »Oser plus d’Europe » » Moi je veux bien, mais ces « pôles européens de compétitivité », ils se traduisent comment? Par des espaces libéraux où les patrons se servent dans la caisse? Et le TTIP, la Commission aimerait bien le signer, mais ce sont les Etats-Unis qui l’empêchent en mettant des conditions tout bonnement inacceptables. Un accord de libre-échange est indispensable, mais quand même pas à n’importe quel prix. Et ça alors que, on peut le rappeler, la transition sociétale est possible. Inciter les entreprises à automatiser, impliquer la population dans l’économie contributive, ce qui, par la stimulation de l’industrie des machines d’automation et la robotique, des secteurs à très forte valeur ajoutée, va répondre au dernier paragraphe : « des efforts pour « accompagner la transformation numérique et le déploiement des industries du futur ». Notamment en « proposant un cadre favorable au développement de l’entrepreneuriat et des talents ». » La transition sociétale est non seulement inéluctable, mais SOUHAITABLE, pour tout le monde.
