Crise : le pari de Vinci sur les aéroports se retourne contre lui

Crise : le pari de Vinci sur les aéroports se retourne contre lui

Après plusieurs années d’investissements massifs dans les aéroports internationaux, difficile d’imaginer pire scénario pour Vinci : la crise sanitaire a entraîné une chute brutale du trafic aérien. Malgré tout, le groupe, par la voix de son PDG Xavier Huillard, reste serein. « Nous sommes des gens de long terme, nous voyons loin », a-t-il déclaré. [Lire plus…]

Ndlr : Nous trouvons là la preuve de ce que je disais lorsque je prétendais que l’idée simpliste purement populiste de favoriser le train au détriment de l’avion nous risquions de déstabiliser le secteur alors que l’aérien est l’un des piliers de la transition écologique.

Ce faisant, ils ont raison, l’aérien c’est l’avenir. C’est juste un mauvais passage, aucun souci. Dans l’avenir tout sera aérien, c’est le train qui est obsolète. Dans 10 ans, avec l’arrivée des avions écologiques, ils vont rattraper tout le retard très rapidement. Et dans 30 ans le train sera le transport le plus émetteur. De le favoriser aujourd’hui compromet les investissements dans l’aérien pour son évolution écologique positive, faisant qu’il polluera plus longtemps, tout ne permettant qu’un gain minime très momentané, parce qu’aujourd’hui le train émet quand même le quart des émissions de l’aérien et son potentiel d’évolution est quasiment nul, c’est une technologie aboutie. Le potentiel de l’aérien, lui, est colossal et à terme il sera neutre en carbone, voire négatif, alors que le train n’aura pour ainsi dire pas bougé et donc sera fatalement le transport le plus émetteur. Ca fait que sur 30 ans, de favoriser le train apportera un bilan largement négatif.