Cultiver sans pesticides est faisable techniquement et économiquement, sous certaines conditions. La mise en œuvre de ces systèmes de production suppose notamment une diversification des successions culturales, des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes. (Lire plus…)
Ndlr : Voilà qui corrobore ce que je ne cesse de répéter depuis toutes ces années et qui, en tout état de cause, devrait clore le bec des détracteurs de l’agroécologie qui soutiennent les mauvais agriculteurs qui manifestent bruyamment. A savoir que de cultiver sans pesticides non seulement est possible (mais plus technique) et que l’agriculture n’a jamais rapporté autant qu’aujourd’hui, contrairement à ce qu’on entend dans les geindreries de ceux qui dilapident leurs revenus dans des intrants et des infrastructures délirantes. En agriculture, de produire de la qualité sans ravager l’environnement, ça paie. Il n’y a pas besoin de récompenser pour services environnementaux, c’est injustifiable. C’est de cultiver comme on le fait aujourd’hui qui est anormal, ce n’est pas d’offrir des services environnementaux en compensation qui est la solution, il faut juste arrêter de faire ce qui se fait.
Les mauvais agriculteurs qui ne gagnent pas leur vie doivent soit s’adapter, ce qui implique de leur part d’accepter l’idée de leur incompétence pour faire autrement, ce qui est le point de résistance le plus fort… ou disparaître, pour mettre à leur place des gens trop cons pour savoir que ce n’est pas possible de faire autrement et qui le feront quand même. C‘est plus compliqué que l’agriculture actuelle, il faut savoir cultiver, pas juste suivre un plan de culture écrit par un semencier et un fournisseur de phytosanitaires, mais ça marche parfaitement.
Par ailleurs, il y a une autre croyance qu’il est crucial de démonter, c’est que la production est plus faible. C’est vrai pour certaines espèces ou sous certaines conditions. Mais on cultive plus d’espèces, et donc le rendement à surface équivalente est au moins équivalent et souvent supérieur. L’agriculture conventionnelle offre des rendements très élevés, mais les sols restent nus une partie de l’année, ne produisent que peu de variétés. L’agroécologie permet d’autres possibilités avec une production beaucoup plus dense, ce qui compense facilement les éventuelles baisses de rendement des espèces.
