La ville d’Albi annonçait en 2014 s’être lancé un défi ambitieux : atteindre l’auto-suffisance alimentaire d’ici 2020. Trois ans plus tard, elle est encore loin du compte, mais plusieurs maraîchers, lycéens, associatifs, habitants, veulent se donner les moyens d’
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Ndlr : Même si j’ai le sentiment à l’écoute du reportage que les politiques et les acteurs principaux sont plus conscients des choses que la population, je pense qu’il faut se méfier de ce genre d’action si elle va trop loin. Ca ira jusqu’au jour où il faudra aller au secours de la ville affamée en raison d’une catastrophe climatique. Les schémas d’alimentation sont complexes pour aplanir les irrégularités de production. Les dernières famines datent du tout début du XXème siècle, après, les productions se sont exportées de plus en plus loin et les ont purement et simplement gommées a un point tel que si une année la récolte est désastreuse dans une région, la population ne le sait même pas, ça ne change strictement rien à l’approvisionnement. …Là, ils le sauront. Si le tiers de votre alimentation provient du coin et que la récolte est moitié plus faible une année qu’habituellement, il faudra bien trouver le déficit…ou avoir faim. L’autosuffisance alimentaire c’est du populisme primaire, c’est un concept arriéré absurde et qui n’a absolument rien d’écolo. Le circuit court n’est de loin pas aussi vertueux que ce qu’on pense. Ce qui n’est pas normal c’est d’acheter du lait en Turquie, pour fabriquer des yaourts en Allemagne ou en Pologne, pour ensuite les packager en Hollande, pour aller les vendre en France et en Espagne. Ou encore les patates que l’on récolte en Hollande, que l’on transporte en Espagne pour packaging et qu’on livre ensuite en France pendant que les patates françaises sont vendues en Allemagne qui elle les vend à la Pologne parce que la Pologne les a exportées en Azerbaïdjan. Avec la révolution digitale, il est aujourd’hui possible de gérer les stocks à échelle macro et de ne distribuer que selon les besoins. L’autosuffisance alimentaire ne devrait jamais dépasser un certain seuil, maxi le tiers, je dirais. Au-delà, il y a tout simplement danger de ne pas pouvoir nourrir la population. Si jamais il y a une situation qui compromet les récoltes, la ville ne trouverait pas sur le marché de quoi nourrir ses habitants et n’en aurait de toute façon pas les moyens.
