FABRIQUER LE VIVANT | France Culture Plus

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La biologie de synthèse, un monde nouveau en pleine expansion. Chercheurs, ingénieurs, biologistes travaillent sur ce sujet, qui pourrait apporter des thérapies plus efficaces, des médicaments moins chers, de nouveaux matériaux facilement recyclables, des biocarburants, des bactéries capables de dégrader les substances toxiques de l’environnement. Universcience nous entraîne vers ce futur proche…
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Ndlr : Ce n’est pas la première fois. L’homme a déjà largement influé sur tous les équilibres et les écosystèmes. Il n’existe par exemple plus de haricot sauvage ou de poireau sauvage. Ce que nous appelons « haricot sauvage » ou « poireau sauvage » ou « ail sauvage » sont des légumes sauvages croisés avec les résultats des sélections par l’homme. Pratiquement aucune des espèces consommées ou utilisées par l’homme n’a subsisté à l’évolution des derniers siècles. Et la faune n’y échappe pas. Les sangliers, par exemple, si on excepte certaines régions reculées des pays de l’Est, le sanglier n’existe plus. Chez nous, il n’y a plus que du cochonglier. Et ça ne date pas d’hier et il est même tellement considéré comme normal qu’une laie aie 6 ou 7 petits qu’elles sont dessinées comme ça dans Astérix. En réalité, à l’époque des gaules, où le sanglier était encore du vrai sanglier, une laie donnait rarement le jour à plus de 3 petits. On a croisé le sanglier avec le cochon domestique, issu de siècles de sélection, dans le but d’avoir plus de petits pour la chasse. Aujourd’hui, ça ne va que se faire plus prégnant, mais ça ne posera pas plus de problèmes que par le passé, parce que si le fait d’influer sur l’évolution peut sembler artificiel, en réalité l’homme fait partie lui-même de cette évolution, il est naturel et, d’autre part, la moralité, l’éthique, l’ontologie, aussi évoluent. Ce qui n’est pas acceptable aujourd’hui le sera demain, tout comme ce qui est acceptable aujourd’hui était inacceptable hier et vice-versa. D’une manière générale, toute cette évolution ne peut que permettre d’évoluer et en aucun cas ne menacer qui que ce soit ou quoi que ce soit puisque ce n’est tout simplement pas dans l’intérêt de l’homme. Il y a belle lurette qu’on suspecte l’homme de s’autodétruire, de tout détruire, de vouloir sa fin…il n’empêche qu’en moins d’un siècle de singularité technologique, il a doublé son espérance de vie et a plus que triplé son nombre. Comme destruction on a eu fait plus efficace.

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