Le développement du vélo passe par l’aménagement d’un réseau d’infrastructures cyclables sécurisées estimées à 100 000 km. La question de l’impact environnemental de ces aménagements se pose donc directement aux collectivités locales compétentes et à leurs financeurs. (Lire plus…)
Ndlr : Attention au biais de l’étude, qui n’est pas mentionné dans les limites de l’étude, à savoir qu’elle repose sur la comparaison avec les émissions du transport automobile au moment de l’étude en 2021. L’impact du vélo par rapport à la voiture thermique est colossal, forcément. Mais les pistes cyclables sont construites pour longtemps et agiront lorsque le parc aura fait sa mutation vers l’électrique. Et là ça change évidemment significativement la donne, le vélo devient tout de suite beaucoup moins écolo. Il reste largement moins émetteur que la voiture, mais cette dernière à des impacts indirects que le vélo n’a pas, en particulier sa contribution à la régulation de la courbe de consommation de l’électricité, qui permet d’avoir moins de puissance installée pour répondre à plus de besoins, ce qui est très favorable aux énergies renouvelables. Elle a donc des conséquences systémiques au moins aussi larges que le vélo, qui, par exemple, améliore la santé et la tranquillité des habitants.
L’étude reconnaît toutefois qu’elle est volontairement empirique et aussi simpliste que possible. C’est non seulement honnête, mais ça la valide à mes yeux. Je fais exactement la même chose, préférant l’exposition du principe à la précision des chiffres qu’il est toujours possible d’inverser, par magie mathématique, en leur appliquant quelques paramètres choisis. Alors qu’un principe reste valide tant qu’il est authentique.
