http://thierrycurty.fr/soutenir-les-installations-de-jeunes-agriculteurs-et-favoriser-le-developpement-de-lagrobiologie/Ils élèvent des porcs ou des vaches laitières, mais ne s’en sortent pas. Ils continuent pourtant de suivre à la lettre les prescriptions des (…)
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Ndlr : On me sert « qu’il y a bien près de 2 agriculteurs par jour qui se suicident. »Et alors? A Wall Street aussi il y a tous les jours des financiers qui sautent par la fenêtre ou se font sauter le caisson parce qu’ils se sont plantés. On ne va pas les sauver, quand même? Pas avec l’argent du contribuable je veux dire. A un moment donné, un entrepreneur se plante, il perd, c’est normal. C’est triste, mais c’est comme ça. Vous imaginez s’il fallait sauver le commerçant en radiotv-hifi? Le coiffeur? Le boulanger? L’agriculteur affiche farouchement son indépendance, il est fier d’être un entrepreneur et comme tout entrepreneur qui gère mal son affaire il coule et fait faillite, c’est normal. De plus, il ne faut pas s’y tromper, ceux qui se suicident sont ceux qui empoisonnent le monde, au propre comme au figuré, ce sont les agriculteurs que tout le monde dénonce au quotidien, sauf quand ils les plaignent dans une crise compassionnelle schizophrénique. Il faudrait savoir, ce sont des salauds de pollueurs qui nous empoisonnent ou de gentils agriculteurs dont nous avons besoin qu’il faut sauver? Ce sont des agriculteurs qui refusent obstinément de s’adapter, qui s’estiment légitimes à tuer tout le monde si nécessaire pour que leur exploitation qui produit de la merde puisse exister. Néanmoins, ils ont une fonction particulière et sont plus sensibles à la faillite, ce sont souvent des domaines familiaux qui sont perdus et non pas une simple société qui louait un local sur le boulevard. Cette sensibilité à la faillite contraint le système à trouver une solution pour leur permettre une échappatoire. Si j’avais le pouvoir, je leur proposerais ce que je propose pour les jeunes agriculteurs qui s’installent, à savoir que l’Etat leur rachète la moitié du domaine en échange de la signature d’un contrat de transition agrobiologique. Ainsi, ce n’est pas une subvention, l’Etat possède du capital et bénéficie de l’accélération de la transition agrobiologique et les éleveurs sont sauvés. Une fois leur transition achevée, qu’ils sont désendettés, ils peuvent alors racheter la demie-part de l’Etat. http://thierrycurty.fr/soutenir-les-installations-de-jeunes-agriculteurs-et-favoriser-le-developpement-de-lagrobiologie/ ; Ca me semble être une proposition raisonnable.
