Alors que l’humanité sort petit à petit de l’emprise du coronavirus SARS-CoV-2, il est certain que d’autres épidémies meurtrières verront le jour. Les alertes se multiplient au niveau des épidémies végétales. Sans toucher directement les humains, elles pourraient ainsi générer des famines. [Lire plus…]
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Ndlr : C’est la conséquence systémique de l’action humaine violente depuis quelques décennies. L’attrition de la biodiversité à réduit le nombre de prédateurs d’insectes ravageurs. Le désherbage systématique à changé les espèces végétales endémiques en faisant que celles qui résistent au pesticide pullulent, alors qu’avant elles étaient contrôlées par la concurrence des espèces détruites, ce qui a favorisé le développement d’autres espèces de ravageurs non-inscrits dans l’écosystème et donc qui peuvent proliférer librement. Le réchauffement climatique a concentré les pluies en créant des climats plus moussonniques ici et de plus grandes sécheresses là, ce qui fatalement change tout l’écosystème, variétés phytosanitaires, insectes, etc..
Je peux même dire que j’ai pu l’observer de mes yeux avec mon grand-oncle qui dès l’arrivée de l’herbicide a commencé à désherber ses vignes. La prêle résistant à l’herbicide, a proliféré. La prêle est un abri très apprécié des limaces. Comme la vigne était proche des maisons, les limaces ont proliféré et envahi les jardins. Alors tout le monde s’est mis à balancer des kilos d’anti-limace, de petits granulés bleus hautement toxiques et appétissants pour les poules qui les ingéraient. Ensuite de quoi on consommait leurs œufs. J’ai d’autres exemples du même style mais peut-être moins probants. Toujours est-il qu’il n’était pas la peine de tenter d’expliquer ça à n’importe qui, de toute façon, il n’y avait pas le choix, il fallait désherber la vigne pour lutter contre la concurrence hydrique, point, histoire que l’on fasse les vendanges en pataugeant dans la boue ! Depuis, mon cousin a repris et lui a fait le contraire : il a semé de la prairie dans les vignes, en profitant pour alterner un rang de coquelicots et un rang de pissenlit puis un rang nature. Ce qui stimule la capillarité hydrique et donc réduit la sécheresse, met à l’ombre la terre. Et il suffit de broyer deux fois par an.
