Quand certains rêvent de la voiture du futur, le patron de PSA répon
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Ndlr : Il a raison, la frugalité est la réponse, il a bien fait de diviser par deux (pardon? On me souffle dans l’oreillette qu’il l’aurait doublé?). Bon, je blague, il me semble vraiment très bon, parfaitement au fait de la réalité. Il est clair que si Apple a renoncé à son Apple Car, ce n’est pas pour rien, Google et sa Google Car n’occupera jamais le terrain et des boîtes comme Uber sont juste des opportunistes comme on en voit émerger à chaque changement. Mais dans 5 ans elles auront disparu. Uber tente de gagner tout le monde de vitesse en créant les premiers services de taxi autonomes, mais le seul effet à long terme est de créer le marché. A terme, les taxis deviendront autonomes, au lieu d’être chauffeur de taxi, on deviendra propriétaire de taxis. G7, à Paris, ne va pas disparaître parce que les voitures n’auront plus de chauffeurs et que Uber aura lancé son service de voiture autonome, ce sont simplement les chauffeurs qui vont disparaître; PSA a certainement un avenir aussi grand dans le siècle de la mobilité que ce que l’entreprise a connu dans le courant du siècle de l’automobile. Et ce d’autant que les transports publics n’ont pas d’avenir, sauf grande distance pour les liaisons interurbaines. Mais à l’intérieur des villes ce seront des navettes individuelles ou du petit collectif, une quinzaine de places maximum, nous amenant devant la porte de notre destination, qui prendront la place. De fait, avec l’exode citadin, les portes sont ouvertes. Je mettrai juste un bémol histoire de critiquer en affirmant que la densité technologique des véhicules n’entraînera pas de surcoûts. Tout simplement parce que ces technologies vont devenir de plus en plus standard, de plus en plus modulaires et recyclables. Un véhicule détruit, les modules encore utilisables qui le composent pourront être reconditionnés pour le véhicule suivant. Si aujourd’hui cela engendre les surcoûts, c’est pour les mêmes raisons que les voitures coûtaient cher en 1950, alors que les circuits d’échange de pièces n’étaient pas encore installés. Tout ce qui servait à produire les voitures, chaque pièce, était neuve et détruite avec le véhicule. Aujourd’hui, chez les concessionnaires, pour un joint de culasse, le moteur est remplacé en échange standard.
