Numérique : cliquer, c’est polluer

Numérique : cliquer, c’est polluer

Oubliez la dématérialisation, le virtuel. Le numérique pèse bel et bien sur l’environnement : il consomme de l’électricité, rejette des gaz à effet de serre, incite à l’exploration minière… Les empreintes sont multiples mais pas si évidentes à mesurer.
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Ndlr : Encore et toujours des propos à charge. La vérité est que la digitalisation est le premier pilier de la transition écologique. Bien sûr, c’est du matériel et de l’énergie. Le numérique représente 650 TWh en 2020 et 223 millions de tonnes de matériel. Mais ce matériel à une durée de vie, contrairement à une lettre qui est envoyée et quand elle arrive elle est classée ou jetée. Combien de milliers de tonnes de papier sont économisées grâce aux emails ? Combien de centaines de milliards de kilomètres en camion, avion et voiture pour ces gigatonnes de courrier en moins sur les routes et dans les airs ?

…Que dire des magnétoscopes rendus obsolètes ? Des lecteurs CD ? Des cassettes VHS et leur boîtier ? Des CD/DVD et leurs boîtiers ? Combien de millions de tonnes de matériels électroniques et de supports d’enregistrement en plastique rendus obsolètes ?

La REDUCTION de l’impact de l’information sur l’environnement par le numérique est absolument colossale. Probablement trois fois supérieure à ce que la révolution numérique représente.

Et ça va accélérer avec la 5G, qui va rendre la livraison par drone possible, et donc déployer les commandes par internet avec livraison à domicile et donc permettre à des milliards de gens d’économiser des milliers de kilomètres chaque année. Au lieu d’aller avec sa voiture au supermarché, s’entasser sur un parking, consommer de l’énergie dans un bâtiment gigantesque avec des milliers de néons, des caisses enregistreuses, un tas de personnels qui se déplacent avec leurs véhicules matin et soir, des entrepôts automatisés, peu éclairés, bien plus denses en surface, avec des camions, éventuellement autonomes, chargés de petits drones, qui une fois arrivés sur un point stratégique déploient leur flotille qui va livrer. Puis retour à l’entrepôt. Les mêmes achats représentent 80% moins d’énergie.

Et nombre de datacenters sont alimentés 100% en énergie renouvelable. On a remplacé des véhicules consommant des millions de litres de pétrole pour acheminer du courrier ou des bottins de téléphone pesant si lourd qu’on les utilisait pour interroger les interpellés sans laisser de traces… par des datacenters ne consommant AUCUNE énergie extérieure à leur propre complexe. Mieux, avec des concepts comme avec Qarnot, on va même jusqu’à installer la ressource informatique dans des radiateurs qui servent à chauffer des bureaux ou des logements ou des chambres d’hôtel. Ainsi, la ressource informatique est alimentée par de l’énergie renouvelable et le refroidissement sert à chauffer les bâtiments. Il faut imaginer l’économie fabuleuse d’énergie.

Et au lieu de ça des mal embouchés disent « ça consomme tant », « ça pèse tant », « il faut tant de terres rares »… il n’y avait pas de terres rares dans les magnétoscopes et les lecteurs CD ?

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