« Les machines “intelligentes” vont exacerber la concurrence entre travailleurs »

Le premier problème que pose l’intelligence artificielle réside dans son nom même, qui installe insidieusement l’idée que l’intelligence est ce que font les machines  [Lire plus…]

Ndlr : L’article typique de la panique de la société humaine face aux machines. Un expert vulgarisateur rassure la population sur l’IA et sur le fait qu’il aura toujours du travail. Alors que l’intérêt principal de l’IA est bien évidemment de libérer l’Homme du travail pour lui permettre de s’occuper de ses affaires au lieu de prendre la place d’un robot plus efficient que lui. Le fait même que la machine puisse remplacer l’Homme revalorisera naturellement le travail qui ne peut être réalisé que par l’humain et permettra à ceux qu’elle a remplacé de s’occuper du développement sociétal, de contribuer collectivement, démocratiquement, à l’économie.

En attendant, bien sûr que l’IA n’est pas « intelligente », elle ne fait que mimer l’intelligence humaine, c’est pour ça qu’elle est dite « artificielle ». Si elle ne nécessitait pas de programmation, qu’elle soit cognitive, comme nous le sommes, elle serait naturelle, pas artificielle. Résidant dans une machine on la qualifierait alors de « cognition synthétique ». Mais le fait qu’elle soit artificielle ne change rien au fait qu’une poignée d’individus travaille sur un système neuronal qui remplace des centaines de milliers de gens ou même les dirige dans les usines ou les centres logistiques, en leur mettant un casque sur la tête pour que l’humain transformé en robot reçoive ses instructions que le robot transformé en chef de secteur lui dicte. Dans certaines entreprises, en Chine ou chez Amazon, l’IA va même jusqu’à sanctionner les tire-au-flanc et même jusqu’à les virer purement et simplement. Ailleurs, c’est une IA qui embauche et encore ailleurs elle rend la justice.

Il s’agit donc bien d’intelligence, mais « artificielle », c’est-à-dire créée par l’Homme. Artificielle = « artifice » >> qui fait croire…

Alors non, il ne faut pas en avoir peur, parce que même si elle deviendra un jour cognitive et donc deviendra une intelligence naturelle, spontanée, ce n’est pas encore le cas et de toute manière l’avenir de l’Homme n’est évidemment pas dans le travail, mais dans son élévation au rang qui lui revient de droit. Et plus l’intelligence sera cognitive et plus l’Homme pourra s’occuper de ses propres affaires en se déchargeant de la contrainte de la basse besogne productive à la machine qui elle n’en souffrira jamais puisqu’elle est construite pour. Et même devenue cognitive et bien plus intelligente que lui, elle ne le menacera jamais, tout simplement parce que l’intelligence mène à l’empathie. Penser le contraire signifierait considérer que d’interdire l’avortement, opprimer les gays, lapider les femmes adultères, massacrer les animaux dans des arènes pour le plaisir, pratiquer un élevage industriel destructeur, sont autant de preuves d’intelligence. Or non, ce qui est considéré comme intelligent et progressiste, c’est bien le contraire, le respect des droits humains, la protection de l’environnement et de l’animal. Et plus on est intelligent et plus on recherchera à être reconnu comme tel. Comparez Donald Trump et le regretté Michel Serres qui vient de nous quitter et vous comprendrez l’essence de l’intelligence.

Donc non, nous n’avons rien à craindre de l’intelligence artificielle, non, nous n’aurons jamais rien à craindre d’elle même lorsqu’elle sera devenue autonome et non, nous n’avons rien à craindre de la fin du travail, il n’est pas nécessaire de se rassurer là-dessus non plus, puisque ce n’est que positif.

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