Après la signature du Plan sectoriel mixité dans les métiers du numérique, l’heure est au bilan. Entretien avec Claudine Schmuck, créatrice du Gender Scan.
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Ndlr : Bôf, une féministe attardée… parler de « machisme » dans le numérique prête à rire, quand on voit que tous les postes-clé du secteur sont tenus par des femmes. Axelle Lemaire qui a été notre secretaire du numérique, Roxanne Varza qui dirige Station F, le plus gros incubateur de startups du monde, rien de moins, Diana Filippova à Ouishare et « startup connector » chez MS France, Claire Balva directrice du service blockchain et cryptos chez KPMG, les femmes sont partout.
La réalité est que les femmes ne s’y intéressent pas chez nous parce qu’elles en ont la possibilité. Alors que dans les pays dont parle Madame Schmuck le numérique est une des rares voies d’émancipation. Elle cite des noms de grandes Dames du numérique qui ont inventé littéralement l’informatique moderne… à une époque où, comme de juste, les maths, l’informatique, étaient une des rares voies d’émancipation féminine, c’était ça ou enlever son soutif dans la rue en refusant de faire à bouffer à Monsieur. Aujourd’hui, les femmes n’ont plus besoin de ça pour s’émanciper et il suffit de voir la proportion de femmes chez les journalistes pour comprendre à quel point elles ont des attirances naturelles qui tiennent vraisemblablement au moins autant de l’effet de mode que de l’effet de société.
Je le vois autour de moi, les femmes associent le numérique au train électrique. Vous en connaissez beaucoup des femmes qui jouent au train électrique? Allez leur faire comprendre que le train électrique n’est pas un jouet mais une passion haut-de-gamme, qu’une petite loco peut coûter des milliers d’euros. Mais, curieusement, si on est passionné d’horlogerie, par exemple, ça fait plus sérieux, mais là aussi les femmes sont rares, de même qu’en mécanique. Et ça ne signifie pas qu’elles ne savent pas ou qu’elles ne peuvent pas, mais que ça ne les intéresse pas. Alors, parité, oui, si elle est naturelle, quotas, non. Non, il n’y a pas de « stéréotypes ». Des stages dans le milieu du numérique sont organisés un peu partout et on voit bien qu’à la sortie ce sont les garçons qui sont intéressés, les filles n’aiment pas ça, point ! Elles ne se voient tout simplement pas dans ces métiers. Avant, c’était leur liberté qui était en jeu, aujourd’hui elles ont acquis la liberté de choisir.
A noter par ailleurs qu’à l’époque de ces grandes Dames de l’informatique, les journalistes, qui représentent un authentique pouvoir, étaient des hommes, même pour le courrier du coeur le plus souvent. Les femmes y étaient extrêmement rares et perçues comme des assistantes. Aujourd’hui, il suffit d’observer la proportion de femmes dans les milieux journalistiques pour voir à quel point la situation s’est inversée, tout simplement parce que les femmes ont l’opportunité du CHOIX. Encore faut-il qu’elles aient l’envie et ça c’est une autre chanson.
