La dette des entreprises est une bombe à retardement, avertit le FMI

La dette des entreprises est une bombe à retardement, avertit le FMI

La dette des entreprises, qui atteint environ 51.000 milliards de dollars contre 34.000 milliards en 2009, fait courir un risque croissant à l’économie de la planète, selon le FMI.,
La chute tendancielle
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Ndlr : Evidemment, ça rejoint ce que j’explique depuis tout ce temps avec les taux directeurs bas ou négatifs pour inciter à l’investissement pour maintenir en fonctionnement notre industrie obsolète. Notre tissu économique, désormais non rentable, fonctionne sous perfusion dans le seul et unique objectif de maintenir l’emploi.

Ainsi, au lieu de délocaliser nos technologies indignes de notre niveau de développement économique vers les émergents où elles pourraient produire le même effet que chez nous durant les trente glorieuses, nous nous y accrochons comme un coquillage à son rocher.

Ce faisant, nous compromettons le développement des émergents qui sont nos futurs clients, donc les volumes d’échanges ce qui restreint la croissance mondiale et, par extension la nôtre. Ce qui revient à faire vivre notre industrie à crédit sur le dos des émergents.

Mais, plus grave, et c’est là le constat du FMI, puisque ces industries ne sont plus rentables chez nous et tournent sous perfusion grâce à des investissements à taux très bas…si les taux remontent les entreprises n’auront plus les moyens de rembourser et vont faire faillite.

Il serait alors aisé de se dire que tant mieux, puisque elles sont obsolètes, autant qu’elles disparaissent. Oui, sauf que du coup elles vont toutes tomber en même temps et créer un choc d’une violence inouïe qui se produira dans tous les pays ayant pratiqué ces taux bas. Avec une explosion brutale du chômage en parallèle d’un effondrement du PIB et donc des moyens de l’Etat d’y pourvoir.

Voilà pourquoi la fin de l’emploi doit être préparée dès aujourd’hui avec la transition sociétale du 21ème siècle qui y correspond de manière à ce qu’au lieu de nous accrocher à ces industries obsolètes elles soient remplacées naturellement, dans le processus de destruction créative décrit par Schumpeter qui a régi le développement de l’humanité depuis l’aube des temps.