Faut-il vraiment taxer les robots et, si oui, comment?

Faut-il vraiment taxer les robots et, si oui, comment?

Alors que Benoît Hamon et Bill Gates plaident en faveur d’une taxe sur les robots, certains économistes estiment que cette mesure serait contre-productive. Ceux qui n’empêche pas des fiscalistes de travailler sur des pistes concrètes de mise en oeuvre.
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Ndlr : Le problème, c’est que Nicolas Bouzou dit n’importe quoi pour se faire mousser, mais le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas de réel avis sur cette question qu’il est loin de maitriser.  Quand on lit ça : « moins de travail signifie moins d’activité économique, donc moins d’investissements… et de robots. »  …On comprend à quel point le mec est complètement à la ramasse ! Il n’a AUCUNE idée du sujet. C’est comme si on demandait à Trump son avis sur les conséquences positives de l’immigration mexicaine sur l’économie américaine.   Cela dit, de financer le revenu universel par une taxe sur les robots n’est pas plus incohérent que de financer des formations. Bill Gates, c’est quand même le mec ultra-visionnaire qui disait qu’Internet ne donnerait jamais rien dans les années 90. On va donc relativiser. Parce que contrairement à ce qu’il croît, ce n’est pas le fait de former les gens qui va créer de l’emploi. C’est un vieux poncif, aussi bien de gauche que de droite, partant du constat qu’il y a moins de chômeurs formés que de chômeurs non formés. Sauf que le taux de chômage est bien plus faible chez les non formés que chez les diplômés. Déjà aujourd’hui et depuis longtemps, si on forme les chômeurs, on a simplement des chômeurs mieux formés, c’est tout.   Quand au Revenu Universel, l’un comme l’autre n’ont rien compris (et je ne parle pas de Bouzou, qui lui est carrément sur une autre planète) et ce ne sont pas les robots en tant que tels qui doivent être taxés, mais la valeur ajoutée obtenue grâce aux robots qui doit être mieux taxée. C’est simple à comprendre : aujourd’hui, sous prétexte d’emploi, la valeur ajoutée n’est pour ainsi dire pas taxée. La taxation de la valeur ajoutée, qui représente la création de richesse, s’en va dans l’optimisation fiscale, les cadeaux sur les charges sociales, les avantages fiscaux sur le capital, les niches fiscales, les avantages fiscaux aux entreprises, etc… etc… etc… In fine, aujourd’hui, l’essentiel de la taxe sur la valeur ajoutée est payé par les petites et très petites entreprises, celles qui en ont le moins, où la valeur ajoutée repose plus sur l’humain que la transformation de matière.   Il ne s’agit même pas de taxer plus, mais de taxer mieux, plus intelligemment. La taxation existante a été mise en place à l’ère du plein emploi, dans les années 50 puis a évolué après la fin des Trente glorieuses. Elle est juste absurde et, surtout, obsolète. Aujourd’hui, la création de richesse est partout, plus seulement dans les mines de talc/plâtre/charbon ou les usines de mécanique ou la Seita. Désormais, rien que le fait que j’aie écrit ça ici, j’ai crée au bas mot 5€ de richesse… qui ne seront tout simplement pas taxés ! Recherche Google, visites et/ou interventions sur Facebook, regarder la télé, se faire une séance de videos Youtube, etc. Ce sont les nouvelles créations de richesse. Et dans ces secteurs, la productivité est assurée par une automatisation à 98% déjà aujourd’hui.   A contrario, d’inciter les entreprises et les fermes agricoles à automatiser va générer une accélération de l’activité industrielle robotique. Stimuler le déploiement des nouvelles technologies, engendrer une nouvelle période de Trente glorieuses. L’Institut Montaigne parle de X centaines de milliards pour financer le RU à 750€, sans même parler de son instauration selon un modèle brut tel que vu par Hamon, ça représente donc 15% du PIB. Pour donner un ordre de grandeur, depuis 1970 le PIB a grossi de… 1100% !  Imaginons que le simple fait d’inciter à l’automatisation relance l’industrie vers la production à très forte valeur ajoutée de la robotisation, avec tous ses dérivés, la cybernétique, l’IA, etc.. nous redonne seulement 2% de croissance, le RU est financé en 7 ans. Mais ça, c’est sans taxer mieux la création actuelle de richesse, qui rapporterait déjà aujourd’hui une certaine somme, simplement en adaptant la fiscalité à la nouvelle ère, sans compter les nouvelles rentrées issues de l’industrie de la robotique et de ses secteurs dérivés.   Enfin, il n’y a aucune raison que le Revenu Universel soit le même à tout le monde. C’est le Revenu qui doit être « Universel », pas l’allocation de base. Les riches ont un revenu, les pauvres n’en ont pas. Vous donnez un revenu aux pauvres, le revenu est déjà universel, tout le monde en a un. C’est toute la différence entre Revenu Universel et Revenu De Base, qui lui est garanti à tous face à n’importe quelle circonstance de la vie. Raison pour laquelle je propose moi qu’un RDB de 200€ soit versé à tous les citoyens, sans exception, sur la seule base d’être légitimes à remplir une déclaration d’impôts. 200€ à tous, ça fait 190 milliards, soit 9% du PIB. Mais, versés en monnaie locale complémentaire, donc non thésaurisables, ils reviennent de suite dans la caisse ils apporteraient déjà à eux seuls les deux tiers de cette fraction en croissance, autrement dit 6% de croissance, soit 3 ans à 2%. Ce qui signifie qu’en 3 ans on donne 200€ à tout le monde : – La première année, ce ne sont que les bénéficiaires des aides sociales, que l’on augmente en déduisant ces 200€ (exemple : on passe le RSA à 600€, moins les 200€ de RDB), ça nous apporte une petite croissance supplémentaire.  – La seconde année, on généralise le RSA à tout ceux qui en ont besoin, sur la seule base de la déclaration d’impôts, ça nous apporte de la croissance et l’industrie de la robotique commence à se développer nous apportant de la croissance.  – La troisième année on augmente le RSA, ce qui nous apporte de la croissance, la production commence à s’automatiser, la production de robots augmente.  – La quatrième année on augmente le RSA à 800€. L’industrie connaît de plus en plus de gains de productivité et la nouvelle industrie se répand exponentiellement comme l’industrie mécanique en 1950.  – La cinquième année, on abolit le RSA, l’ASPA, l’AAH de base, les allocations familiales, la CMU, les APL, les tarifs sociaux de l’énergie, etc. On ne conserve que les retraites de base, qui sont un revenu différé pour lequel les gens ont cotisé et les aides sociales complémentaires, comme l’aide au maintien à domicile ou l’accompagnement des handicapés. Et là l’équivalent de 800€ est versé à tous sous forme d’un RDB de 200€ et d’un complément de 600€ par l’impôt négatif. Ainsi tout le monde touche, mais plus on gagne, moins on perçoit. Et ça c’est sans compter l’environnement de la révolution numérique qui favorise de plus en plus le financement de projets, redonnant du pouvoir démocratique au peuple tout en lui permettant de récolter les fruits de sa contribution, permettant d’inciter à se libérer du travail pour collaborer dynamiquement à l’économie plutôt qu’à perdre son temps au travail à piquer le boulot d’un robot dont la production est un gain de productivité et de croissance.

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