Hydrogène, nucléaire, batteries… Emmanuel Macron va dévoiler France 2030, un plan d’investissement colossal !

Hydrogène, nucléaire, batteries… Emmanuel Macron va dévoiler France 2030, un plan d’investissement colossal !

De l’ordre de 30 à 50 milliards d’euros, le plan France 2030 vise à « retrouver le chemin de l’indépendance française et européenne sur des industries et des compétences d’avenir », indique la présidence. Les fonds cibleront des secteurs comme l’hydrogène vert, les batteries, le nucléaire… [Lire plus…]

Ndlr : Je suis juste inquiet pour le nucléaire. Il faut développer les SMR, ça c’est clair, mais attention à ne pas compter dessus pour nous approvisionner en énergie, ce sont les renouvelables qui doivent être déployées. Il faut tout mettre dessus et utiliser le nucléaire pour le complément inaccessible. Et, bien sûr, rénover les centrales existantes, parce qu’avec les manigances du nucléaire, nous avons acquis un tel retard dans la transition énergétique qu’il est irrattrapable et que quels que soient les efforts consentis, la seule possibilité est de limiter la casse en 2030 pour manquer le moins possible d’énergie. En 2030 la France sera importatrice nette d’énergie, il faudra que ce soit le moins possible. Quand à construire de nouveaux EPR, là on est dans l’absurdité totale, le meilleur moyen d’amplifier l’effet falaise du nucléaire en freinant le déploiement des ENR.

Le nucléaire tel que nous le connaissons n’a rien d’écologique, même si on accepte les chiffres absurdes de ses émissions imposés par la propagande tapageuse de son lobby à coups de milliards, parce que tout ça ne prend pas en considération ses autres effets et conséquences. Le nucléaire est une industrie lourde du 20e siècle, donc par définition pas écologique. Il induit une activité périphérique gigantesque, une industrie frénétique constante. Des transports, du retraitement, du stockage, du minage, de la maintenance très complexe, des véhicules, etc.. Mais en plus il est trop peu fiable pour que l’on puisse compter dessus. On a pu voir en septembre 2020 les conséquences avec 26 réacteurs à l’arrêt sur 52. Et en février EDF tremblait à la perspective d’une vague de froid, avec encore 11 réacteurs en rideau. Plus récemment, le Royaume-Uni, pas encore interconnecté, a connu une période sans vent, l’éolien produisait très peu… et 5 de leurs réacteurs nucléaires était en rideau, du coup ils ont dû acheter massivement du gaz ce qui a fait exploser les prix de l’énergie. Construire un EPR, c’est minimum 15 ans entre la prise de décision et le premier watt produit. 15 ans d’un chantier extrêmement coûteux qui consomme des masses d’énergie. Tout ça pour se retrouver en sortie avec une technologie du siècle passé, trop peu fiable pour garantir l’approvisionnement. Il faut savoir que plus de 70% des arrêts de réacteurs sont intempestifs. Et un EPR qui s’arrête c’est un potentiel de 1650 MW qui quitte le réseau, c’est colossal et on ne trouve pas facilement de quoi compenser un tel volume.

Ce problème est moins prégnant avec les SMR, qui sont plus automatiques, plus fiables, de moindre puissance et donc moins susceptibles de générer un manque en cas de panne. Moins chers ils compromettent moins le développement des ENR. Leur petite taille leur permet d’alimenter des régions moins favorables aux ENR. Voilà pourquoi, à terme, en 2050, le nucléaire fera partie du mix énergétique mondial à hauteur de 15%, en France plutôt 25%. Mais la clé, c’est donc l’éolien, le solaire et l’interconnexion pour compenser la variabilité de ces nouvelles énergies dont la fiabilité et la stabilité reposent sur le foisonnement et la réserve de potentiel (stockage, production d’hydrogène, V2G, etc…).