Gestion de crise : l’Allemagne accusée de faire cavalier seul et de fausser la concurrence à terme

Gestion de crise : l’Allemagne accusée de faire cavalier seul et de fausser la concurrence à terme

La grogne monte au sein de l’Union européenne face aux larges dépenses de Berlin pour sauver ses fleurons industriels, tandis que certains pays ne disposent pas des mêmes marges de manœuvre. « Les aides sont données par ceux qui peuvent le faire. Si l’un peut en donner plus qu’un autre, nous sommes en train de fausser les conditions de concurrence », s’inquiète le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. [Lire plus…]

Ndlr : Si l’Allemagne ne file pas plus droit, elle va devoir songer à rembourser à ses partenaires ce qu’elle leur doit, la France en particulier, en tant que seconde masse monétaire de la ZE.

La France lui a fait deux fois grâce d’une partie de sa dette depuis la guerre. Puis elle l’a favorisée lors de l’introduction de l’euro de deux dixièmes pour faire contribuer la ZE à la Réunification. Puis avec le plan Schröder qui prévoyait d’augmenter les exportations de 1% et de réduire les importations de 1%, c’est la France qui a assumé 80% de la charge dans les deux cas.

Donc soit elle file doux, soit elle crache au bassinet les centaines de milliards qu’elle doit, des centaines de milliards qui lui ont été donnés en échange de la construction européenne.

Et ça c’est sans compter avec son comportement hégémonique durant des années, bloquant tout ce qu’elle pouvait sur l’euro pour s’accaparer la croissance de ses partenaires. Parce que malgré tous ses efforts, l’économie allemande n’est pas brillante, avec sa petite croissance en dents de scie, entrecoupée de périodes de récession.

D’un autre côté, à quoi bon aider l’Allemagne si c’est pour ne pas la laisser tout faire pour préserver son économie qui s’est avérée si fragile au cours du 20ème siècle et l’est encore ? Il est crucial que l’Allemagne tienne, pour que tout l’échafaudage tienne.