Féminisation des noms : petite révolution à l’Académie française

Il a fallu attendre 2019 pour que l’Académie française déclare ce jeudi dans un rapport sur la féminisation des noms de métiers (à lire au bas de cet article) : « En ce début de XXIe siècle, tous les pays du monde, et en particulier la France et les autres pays entièrement ou en partie de langue française, connaissent une évolution rapide et générale de la place qu’occupent les femmes dans la société, de la carrière professionnelle qui s’ouvre à elles, des métiers et des fonctions auxquels elles accèdent sans que l’appellation correspondant à leur activité et à leur rôle réponde pleinement à cette situation nouvelle. » [Lire plus…]

Ndlr : J’applaudis de toutes mes mains, ça fait très longtemps que je me bats pour ça. Les femmes portaient les noms de leurs métiers au Moyen-âge, c’est par la suite que la langue s’est masculinisée, après la fin des Croisades alors que les hommes ont repris aux femmes la place qu’elles occupaient en leur absence pendant qu’ils menaient leurs absurdes guerres de religion. Ce faisant, progressivement la femme est devenue… une pute ! https://blog.thierrycurty.fr/en-francais-la-femme-est-une-pute/

Je ne dis pas que c’est ça qui va lui rendre ses prérogatives humaines, mais à minima un brin de reconnaissance de ce qu’elle est dans ses diverses fonctions.

Pensez donc, un « Maître », c’est un homme de pouvoir ou de connaissance. Une « maîtresse », c’est la pute du maître. Un « régent », c’est un homme à qui on a confié un pouvoir par intérim. Une « régente », c’est une mégère. Un petit pas pour que les choses changent. A noter que quand j’étais petit, à l’âge de six ans, j’appelais « maîtresse » mon institutrice et que j’aurais bien aimé qu’elle le soit.

Benoîte Groult n’en pensait pas moins, avec justesse :

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