Le développement de l’agriculture biologique, souvent considérée comme une solution plus durable pour la production alimentaire, pourrait avoir des effets inattendus sur l’usage de pesticides dans les champs non biologiques voisins, selon une étude parue dans Science. [Lire plus…]
Ndlr : Ça ne date pas d’hier. Ce qui est nouveau, c’est que c’est mesuré. On le sait, le fait d’avoir des implantations biologiques concentre les ravageurs autour en proximité directe ce qui contraint à traiter plus. Personnellement, je le sais et j’en parle depuis bien longtemps.
Il est préconisé de regrouper les surfaces biologiques pour limiter cet effet. Mais alors de quelle surface en bio on parle, parce qu’au-delà d’une certaine taille vont se poser des problèmes dans ces champs. Parce que si aujourd’hui le bio marche c’est en partie parce que l’agriculture traditionnelle mène une lutte systémique contre les ravageurs. Si il y avait 50 ou 100 fois plus de ravageurs la donne serait différente.
La vraie réponse est donc qu’il faut, une nouvelle fois, restructurer entièrement l’agriculture. Le bio n’est pas un objectif, clairement pas, il n’est que le contre-balancement des excès de l’agriculture traditionnelle. L’objectif c’est de mettre fin à ces excès avec une agriculture intégrée en réduisant d’au moins 80 % l’usage de pesticides, qui devraient être non métabolisants autant que faire se peut. L’agriculture tradi vs bio est un déséquilibre.
