Réforme de la SNCF : « Le statut de cheminot, ce n’est pas le problème numéro un à régler »

Réforme de la SNCF : « Le statut de cheminot, ce n’est pas le problème numéro un à régler »

Le gouvernement a présenté hier sa réforme du rail, provoquant la colère des syndicats qui promettent une grève très importante. Franceinfo a interrogé Patrice Salini, spécialiste des transports, sur cette réforme.
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Ndlr : Une chose est sûre, si le statut de cheminot doit évoluer, parce que même s’ils travaillent la nuit et le week-end ça n’a rien d’un inconvénient, nous ne sommes plus au temps des trains à vapeur et des voies réparées à la main, ce n’est pas ça qui va sauver la SNCF.   Effectivement, le problème c’était cette hystérie du tout-TGV, complètement absurde. Qui a coûté à la France toutes ses petites lignes qui désenclavaient ses campagnes et que l’on a abandonné pour financer les plus grande lignes pour répondre à l’impérieux besoin de créer à tout prix de l’emploi, quittes à ruiner le pays. Le TGV devait relier tous les grands points en partageant la France en 4, point barre.   Résultat, aujourd’hui on ne peut même pas faire Bordeaux-Pau-Toulouse-Lyon-Genève. Depuis Pau, ça prend 12 heures pour aller à Genève !! Il n’y a plus de petites lignes qui desservaient efficacement les campagnes. La SNCF est surendettée…   Et, pire que tout, alors que les trains français étaient parmi les plus fiables et les plus ponctuels du monde, aujourd’hui, avec le TGV, il y a des retards fréquents de plusieurs heures.   Et pour tout ça, le gouvernement ne dit absolument rien. Il n’y a aucun projet de rénovation des voies, alors qu’un autre train à Brétigny a vu une éclisse s’enficher dans le plancher d’une voiture. Que les TGV arrivent à bout de souffle, que la dette, il va bien falloir en faire quelque chose.   La SNCF doit être intégrée dans une vision globale des transports, navettes autonomes électriques dans les villes et les campagnes, gérées par des intelligences artificielles, renforcer l’interaction bus-rail. Aujourd’hui, vous arrivez en gare d’Aix, Pau, Toulouse, pour prendre un des cars Macron pour aller dieu sait où, ils sont à des kilomètres et il n’y a pas de correspondance, le train arrive à 16h00, mais le car part à 9h00.   Alors qu’en 1930 il y avait partout des lignes de bus et de train et que l’on pouvait aller partout, la France d’aujourd’hui, c’est simple : la voiture ou la mort !   C’est là qu’on voit à quel point la vision sociétale de ce gouvernement est vraiment très courte. Il s’agit de taper sur les chômeurs, de favoriser les riches dans l’espoir simpliste de stimuler les investissements dans l’idéologie échue que ça créera de l’emploi. De l’entreprise, de l’entreprise, de l’entreprise… mais aucun développement sociétal, de la paupérisation et de la précarisation.   Leur vision du dossier de la SNCF est conforme à ce qu’est ce gouvernement qui agit vite mais dans le seul but de faire quelque chose.

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