Luxembourg, Bahamas, Panama… : « Si on était sérieux, on ferait pression sur ces États qui sont au service de banquiers et de grands industriels. » [Lire plus…]
Ndlr : Sur le fond, c’est vrai, mais la plupart de ces pays sont nos amis et l’optimisation fiscale est leur industrie. Si nous retirons cette fonction à l’Irlande ou au Luxembourg, de quoi vivent-ils ?
C’est toujours le même problème : c’est une question d’intégration européenne. Il faut un dispositif de péréquation. Que les budgets soient partiellement communs avec un Ministère central de l’économie et une juste redistribution de la création de richesse.
Le fait même de ce manque d’intégration fait que des Etats comme Chypre, Malte, le Luxembourg ou l’Irlande sont malvenus à s’attaquer à des paradis fiscaux puisqu’ils le sont eux-mêmes D’autant que du coup les paradis fiscaux externes à l’UE leurs sont utiles et participent de leur industrie de l’optimisation fiscale. Et donc l’UE apparait dissolue et par conséquent faible.
Il n’y aura donc pas de lutte contre l’évasion fiscale en l’absence d’une intégration européenne plus forte,protectrice des pays moins industrialisés, de manière à avoir une cohésion plus forte dans la lutte.
