Trump banni de Twitter: l’UE plaide pour « un contrôle démocratique »

Trump banni de Twitter: l’UE plaide pour « un contrôle démocratique »

Le commissaire européen Thierry Breton a exprimé sa « perplexité » lundi après la décision des plateformes de bannir le président américain Donald Trump des réseaux sociaux « sans contrôle légitime et démocratique », soulignant qu’elle justifiait les projets européens de régulation des géants du numérique. [Lire plus…]

Ndlr : C’est évident, on n’arrête pas d’exiger des plates-formes qu’elles modèrent, on les serre de plus en plus, ce qui revient à attendre d’elles qu’elles fixent des normes morales et politiques qui lorsqu’elles ne conviennent pas on les accuse de tous les maux.

Les plates-formes ont compris enfin leur responsabilité, mais au-delà c’est toute la société qui voit la conséquence mortifère de toutes ces années de laisser-faire. La population est devenue complètement débile, le pouvoir est devenu populiste, même complotiste. Le monde est gravement menacé par la bêtise populaire et il n’appartient pas à des entreprises privées de la combattre.
 
Les réseaux sociaux doivent redistribuer des moyens de leur régulation qui doit relever de la société dans son ensemble à partir d’une taille critique. Mais alors qu’un jour je disais que la modération devrait être démocratique, on m’a fait une remarque pertinente, à savoir que si la modération est démocratique, autant dire que ça revient à museler les voix féministes en Arabie Saoudite, par exemple. Aux Philippines, le contenu de Facebook devient Halal uniquement.
 
Tout ceci est donc très compliqué et va finalement dans le sens d’une gouvernance mondiale diffuse par une horizontalisation des pouvoirs, une pénétration plus profonde des contrôles par la population.
 
Rien de plus qu’une appropriation progressive de l’outil internet par la population mondiale, qui apprend à le gérer et l’exploiter. Jusque-là c’était la foire d’empoigne parce que c’est un nouvel objet que la société n’a pas maîtrisé.