Palantir, Huawei, Kaspersky: le cri d’alarme d’un ancien de la DGSE sur la cybersécurité

Palantir, Huawei, Kaspersky: le cri d’alarme d’un ancien de la DGSE sur la cybersécurité

INTERVIEW – Patron historique de la direction technique de la DGSE, Bernard Barbier, désormais consultant en cybersécurité, dresse un diagnostic sans concession de la dépendance européenne aux nouveaux acteurs du type Palantir ou Huawei. Il appelle à la contre-attaque. [Lire plus…]

Ndlr : Je rappelle que je dis depuis longtemps que nous sommes complètement cinglés de confier ainsi aux chinois l’intégralité de notre réseau internet terminal. Pas seulement les antennes 5G, mais aussi les commandes domotiques de nos maisons, les cafetières ou frigos connectés, les webcams wifi, etc… des milliards d’objets d’apparence anodine qui sont autant de points d’entrée sur le réseau. On achète une clim connectée télépilotable depuis le smartphone pour rafraîchir chez soi avant de rentrer ? >> un point d’attaque du réseau possible !

Pire, on confie nos données aux américains pour qu’ils  les gèrent et les sécurisent ! C’est incroyable ! Comme si nous n’avions pas conscience des avantages pour nos adversaires d’accéder à nos connaissances, les chiffres de nos grandes entreprises. Certains investissent des millions pour obtenir un chiffre ou un dessin de telle ou telle entreprise, nous, nous les leur envoyons et les payons cher pour qu’ils les acceptent !

Nous confions carrément au monde entier les clés pour nous détruire. Ca signifie qu’aussi bien les américains que les chinois pourraient d’un simple clic stopper notre économie, la mettre à l’arrêt. Plus de pompes à essence, plus d’électricité, plus de trafic des paiements, plus d’eau… 24 heures plus tard tout ce qui devait être réfrigéré dans les stocks passe à la poubelle. Trois jours plus tard nous sommes ruinés, les dégâts sont irréversibles, l’économie ne peut plus redémarrer, sinon comme au Moyen-Âge.