L’intelligence collaborative : quand l’homme et la machine unissent leurs forces

L’intelligence artificielle est de plus en plus douée pour les métiers « humains » – diagnostic médical, traduction, service client – et fait des progrès rapides. Ces avancées suscitent, à juste titre, des inquiétudes : et si l’IA finissait par remplacer les travailleurs humains dans tous les secteurs de l’économie? Mais ce scénario n’est pas inéluctable – et il n’est pas non plus des plus probables. Les outils numériques n’ont jamais autant interagi avec nous, et réciproquement. Si l’intelligence artificielle va modifier radicalement l’exécution du travail et ceux qui s’en chargent, le principal impact de cette technologie sera de compléter et d’augmenter les capacités humaines, pas de les remplacer. [Lire plus…]

Ndlr : « si l’IA finissait par remplacer les travailleurs humains dans tous les secteurs de l’économie? Mais ce scénario n’est pas inéluctable »
Pas inéluctable, malheureusement, mais très largement souhaitable. Si aujourd’hui nous connaissons cette morosité, c’est parce que nous avons beaucoup trop de salariés. Les emplois qui peuvent être automatisés doivent l’être.

Les emplois qui ne doivent pas être sacrifiés sont aussi bien ceux qui permettent une amélioration des performances en collaboration avec la machine et ceux où l’humain est un plus par rapport à la machine ou encore ceux où l’humain peut concurrencer la machine en apportant quelque chose de différent à égalité avec la machine.

Ce qu’il faut absolument éviter c’est de préserver l’emploi. Tant que nous le ferons nous courrons à la faillite de notre civilisation. Chaque individu au travail est de la ressource perdue pour l’économie du 21ème siècle. Chaque emploi inutile c’est de la pauvreté, de la dette, de la concurrence envers les émergents qui représentent nos futurs marchés.

Nous dilapidons un pognon de dingue pour préserver ou créer des emplois dans des industries indignes de notre niveau de developpement technologiques parce qu’elles sont génératrices d’emplois au détriment des nouvelles industries moins pourvoyeuses d’emplois mais bien plus génératrices de richesse grâce à leur bien plus grande valeur ajoutée et, surtout, de celui des émergents qui du coup ne bénéficient pas de nos délocalisations. Ce faisant, en n’enrichissant pas suffisamment les émergents nous compromettons la croissance mondiale et donc la nôtre dont elle découle directement dans un monde globalisé.
Et ce d’autant que comme ces investissements obsolètes sont de plus en plus coûteux pour les encourager nous baissons continuellement nos taux directeurs, jusqu’au négatif, ce qui est une aberration et revient à renchérir le coût des investissements dans les émergents et là encore les ralentir dans leur progression et donc limiter la portée de nos futurs marchés.

Autrement dit, nous nous suicidons pour esclavager nos populations au lieu de leur permettre de s’affranchir et s’élever au rang qui leur revient de droit et pour lequel la nature les a spécifiquement dotées.

Chaque emploi perdu est un pas vers l’avenir et de la ressource cognitive gagnée pour l’économie collaborative; socle de l’intelligence collective du 21ème siècle, par opposition à notre économie de la bêtise collective actuelle.

Nous sommes la source même de notre défaillance et de l’effondrement de la croissance mondiale qui induit donc la faiblesse de la nôtre. Nous sommes les archanges mortifères de notre civilisation.

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