Derrière les discours politiques qui louent les créateurs, derrière l’image fantasmée de l’écrivain à succès, la réalité économique des 260 000 auteurs et artistes est peu enviable. Des sociétés d’auteurs européennes tentent donc de s’unir pour faire valoir le droit des auteurs.
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Ndlr : Avec la révolution numérique, ça ne peut que s’amplifier. Des milliers de bouquins ne sont vendus QUE sur Amazon au format numérique ou papier mais imprimés à la demande dans des imprimeries numériques, ce qui dilue la demande et compromet les libraires. Quand aux éditeurs, de pointer les reversements de droits d’auteurs, quand on sait ce que coûte la promo d’un livre, une fois la TVA retirée, les coûts d’impression, de distribution et de promo, il ne reste plus des masses et si l’éditeur prend la part du lion, c’est aussi lui qui assume les risques. Et les méventes sont nombreuses, il a donné un à-valoir, il a fait tirer quelques milliers de bouquins pour tester le marché, ils ne se sont pas vendus, ils sont retirés, ils passent au pilon >> pertes et profits ! C’est pas comme si les éditeurs roulaient sur l’or alors que les auteurs crèvent. Passé quelques grands éditeurs qui gagnent leur croûte parce qu’ils possèdent également les réseaux de distribution, les éditeurs crient famine comme les auteurs. Aujourd’hui, on considère qu’un auteur qui vend 300 bouquins sur Amazon s’est bien vendu. Même s’il a gagné 5€ en moyenne par bouquin, c’est pas avec ça qu’il s’achètera son château; A 3000 sur Amazon, on est déjà dans le best seller. Une société d’édition est satisfaite quand elle a réussi à vendre 3000 bouquins dans le circuit de librairies. Il suffit de faire le calcul de ce que ça représente en termes de chiffre d’affaires. Les éditeurs vivent sur moins de 1% des publications.
