L’émergence du terrorisme low tech

L’émergence du terrorisme low tech

A l’aide d’un simple véhicule, un attaquant a réussi à commettre un effroyable carnage à Nice, lors de la célébration de la fête nationale, le 14 juillet. “A quel point sommes-nous vulnérables aux attaques peu sophistiquées ?” s’interroge le site The Conversation.
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Ndlr : Je ne suis pas certain que le terrorisme « low tech » émerge. Par définition, le terrorisme est l’arme de ceux qui n’ont pas les capacités de faire la guerre, alors ils la font avec ce qu’ils peuvent.  L’article cite l’attentat d’Oklahoma City, qui avait fait 168 victimes. A l’époque, le gars, agriculteur, avait utilisé sa camionnette pour la charger de sacs d’engrais à base de nitrate d’ammonium. Quelques litres de chlore avaient suffit pour déclencher l’explosion. Du chlore et de l’engrais… pas besoin d’être artificier, aucune arme, c’est du low tech, bon marché.  Aux attentats de Boston, les deux gars avaient fait une bombe à partir de marmites à pression, avec à l’intérieur que des objets en vente libre, qui n’ont rien d’extraordinaire.  A Orlando, c’est un fou furieux qui s’en va posément, au volant de son véhicule, dans une discothèque qu’il connaît bien… et ouvre le feu. Bien sûr, se pose la question des armes en vente libre aux Etats-Unis, mais en Europe, où elles sont strictement réglementées, aucun problème de s’en procurer pour pas cher.  Le terrorisme, C’EST low tech, si ça ne l’est pas, c’est une guerre, avec une armée identifiée. Daesh n’est pas terroriste, c’est pour ça qu’on l’appelle « Etat Islamique ». Ils ont une armée, avec une structure hiérarchique documentée, une vraie organisation, reposant sur des infrastructures.  On ne peut rien faire contre un gars seul qui prend une décision, évidemment que non.  C’est un risque social plus que sociétal. Tout-à-coup un mec débarque sur une terrasse de café ou dans un cinéma, il a un gros flingue, ne serait-ce qu’un fusil à pompe à 5 coups, il tire au jugé sur les gens, il recharge en continu et tire. Un autre prend sa voiture, va dans une fête, fonce dans la barrière et traverse la foule. Un autre se glisse dans une foule avec un couteau et l’enfonce à droite où à gauche. On ne sait même pas qui c’est, le temps que les gens s’effondrent et il est déjà loin.  On ne peut rien contre ça, il n’existe pas de solution sécuritaire et d’en exiger est plus pathologique que rationnel.

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