Le coût pharamineux des espèces exotiques invasives

Le coût pharamineux des espèces exotiques invasives

De plus en plus de plantes, animaux vertébrés et invertébrés arrivent à s’implanter avec succès dans des régions qui leur étaient auparavant étrangères. Leurs ravages sur les cultures, les infrastructures et la santé humaine ont produit plus de mille milliards d’euros de dégâts entre 1970 et 2017. [Lire plus…]

Ndlr : Je pense que ce sont les paramètres de base qui sont faussés. Déjà, pour ma part, j’ai toujours combattu la notion « d’espèce invasive », alors qu’il n’y a que de « l’espèce adapté », de la sélection naturelle, dont nous sommes nous-mêmes issus. En partant de l’à priori négatif qu’une espèce est invasive, alors qu’elle ne fait que se déployer, en faisant le biais cognitif que la ou les espèces endémiques qu’elle détruit sont mieux, il est facile de construire n’importe quel bilan à charge. Pour imager, si un castor s’établit dans une réserve naturelle avec des espèces d’arbres rares qu’il commence à abattre pour faire un barrage, on dira qu’il cause des dégâts. l’Homme va alors « réguler » le castor pour « protéger » la nature. Puis, un jour, il va ratiboiser toute la forêt du coin et là il parlera de « gestion durable ».

 
Moi je dis que la moule américaine dans le lac de Neuchâtel a été une aubaine fantastique qui a nourri des générations. Je vois encore ma grand-mère avec ses moules qui dégorgeaient dans un seau. Pendant qu’on s’amusait dans l’eau au camping, elle ramassait ses moules « invasives », venues collées à la coque d’un bateau d’un milliardaire américain qu’il avait importé.
 
Toutes les espèces endémiques n’existaient pas là où elles sont aujourd’hui endémiques il y a un certain temps. Et toutes les espèces dites invasives qui prennent aujourd’hui leur place seront remplacées par d’autres dans un certain temps. C’est ça la sélection naturelle : la vie la mieux adaptée prend la place et ainsi améliore constamment et perpétue la vie. Ainsi, ces espèces n’ont un coût que parce que l’Homme s’y confronte au lieu de s’adapter. Si une espèce s’adapte à un territoire parce qu’elle trouve de la nourriture dans les champs qu’elle ravage, ce n’est pas le fait qu’elle les ravage qui a un coût, mais le fait que l’Homme se plaçant au-dessus de tous les règnes ne s’adapte pas en changeant de culture de manière à ce qu’elle n’y soit plus adaptée. Et donc cette espèce insignifiante face à l’Homme le défie et l’Homme considère ça comme un coût.
 
De préserver un écosystème tel qu’il est, c’est l’exact contraire de l’écologie, c’est empêcher l’évolution, sous prétexte que l’Homme ne serait pas naturel, qu’il serait au-dessus de la nature. Si l’Homme fait quelque chose c’est « artificiel », quelle prétention. Non, ce que l’Homme fait n’est qu’un moyen de plus que la nature a trouvé pour faire évoluer l’environnement. Et il n’y a aucune différence entre un oiseau qui transporte un poisson d’un lac dans un autre où il n’y en avait pas, ou un ouragan qui transporte des grenouilles d’une rivière à une autre où elles n’étaient pas et un bateau qui transporte des microorganismes dans ses eaux de ballast ou des moules accrochées à sa coque.
 
A partir de constats spécieux, d’arguments fallacieux, constitutifs des biais cognitifs qui vont bien, on peut se convaincre d’absolument tout.