Biodiversité. Moins de papillons et d’abeilles : une étude pointe l’agriculture intensive

Biodiversité. Moins de papillons et d’abeilles : une étude pointe l’agriculture intensive

Dix ans d’étude et un constat alarmant. L’observatoire agricole de la biodiversité enregistre un déclin des insectes pollinisateurs dans les cultures. En Anjou, la ferme des Trinottières participe aux relevés. [Lire plus…]

Ndlr : « Les exploitations ayant le moins recours aux intrants chimiques voient abeilles et papillons se stabiliser dans le temps, voire croître légèrement. De même, les vers de terre semblent recoloniser les exploitations qui ont diminué ou banni le travail du sol. »

Le problème, c’est que dès qu’on veut mettre au pas les mauvais agriculteurs qui descendent sur les routes pour réclamer qu’on leur paie plus cher leur immonde production que tout le monde vomit à longueur d’année, tout le monde se met à les plaindre et les soutenir. Quand je dis, depuis des années, que ceux qui râlent qu’ils ne gagnent pas leur croûte ce sont les mauvais qui gaspillent leur salaire en intrants polluants qui ravagent l’environnement ou que ce qu’il faudrait commencer par faire c’est réglementer le labourage, on me raille.
Les solutions on les connaît depuis plus de 30 ans. En 98, je vivais sur une exploitation de 160 hectares. On venait de faire le tour de la propriété à cheval et on a fini devant le petit lac d’irrigation où il y avait des algues. Mon pote m’a dit : « si j’avais les moyens, j’y mettrais bien 20 litres de RoundUp ». Je lui ai rétorqué que ça pollue. Il m’a alors dit : « ça pollue pas, ça devient du sel ! ». Là, je lui ai répliqué « peut-être que ça devient du sel, en attendant c’est le plus grave problème que nous ayons ». C’était en 98, depuis, la consommation a encore quasiment doublé alors que la surface agricole exposée à l’agriculture intensive s’est considérablement réduite avec la conversion des exploitations.
A un moment donné il faudra imposer et si les agriculteurs descendent sur les routes, les réprimer, comme on a réprimé les gilets jaunes. Parce que ceux qui descendent sur les routes sont les mauvais coucheurs qui refusent d’évoluer et dont nous devons absolument nous débarrasser d’urgence, quittes à ce qu’ils fassent faillite, peu importe. Soit ils coulent, soit ils s’adaptent, si nécessaire en retournant en formation, parce que, bien évidemment, une agriculture avec 80% moins de pesticides et sans labourage systématique nécessite de savoir cultiver, c’est beaucoup plus compliqué, ce que ne savent pas faire 95% des agriculteurs, en particulier ceux qui croient savoir et prennent les autres de haut.