L’état d’urgence sanitaire porte une atteinte inédite à la libre circulation des travailleurs en Europe. En France, l’agriculture tire la langue face aux besoins de main-d’œuvre. [Lire plus…]
Ndlr : Cet épisode met en exergue plusieurs points :
- Tout d’abord, que l’idée de relocalisation de la production et d’autosuffisance alimentaire se heurte à la barrière du manque de main d’œuvre.
- Que d’avoir une agriculture fonctionnant comme aux temps de nos grands-parents est un vecteur de fragilisation du secteur qui se retrouve exposé au moindre aléa social. Là c’est une pandémie qui a fermé les frontières, mais si c’était la guerre, que faudrait-il faire ? Du travail forcé ?
- Et donc l’avantage considérable qu’il y aurait à automatiser ce qui peut l’être.
D’automatiser la production agricole apporte un lot d’avantages considérables :
- L’agriculture ne serait plus exposée au manque de main d’œuvre et, en tout état de cause, de devoir compter sur la misère étrangère pour se substituer aux forces nationales.
- L’agriculture contribuerait au déploiement d’une nouvelle industrie, de pointe, à très forte valeur ajoutée, lui redonnant une part plus conséquente dans le PIB.
- Ecologiquement, ce serait un plus, c’est moins de salariés qui se déplacent, moins d’énergie globale consommée, et les robots pourront à terme être construits en matériaux produits à base de CO2.
- Le travail est moins harassant et plus intéressant, libérant de surcroît du temps pour d’autres modes de distribution.
