“Je ne travaillerai jamais pour Total”

“Je ne travaillerai jamais pour Total”

Chez les étudiants ingénieurs, la révolte gronde. Pas seulement contre Total, mais contre toutes les entreprises accusées d’inaction climatique. Des associations étudiantes militent aujourd’hui pour que pouvoirs publics, écoles et entreprises changent de modèle. Nous les avons rencontrées [Lire plus…]

Ndlr : Alors, pas sûr que ce soit pertinent de refuser de travailler pour Total quand on voit l’ampleur de la transition énergétique dans cette entreprise. Il est simpliste de les accuser de vendre du pétrole, moi je suis bien content de trouver du carburant à la pompe. Mais il est vrai que l’entreprise pourrait faire beaucoup plus. Par exemple investir dans la capture du carbone et le carburant neutre, au lieu de produire du biocarburant qui n’apporte rien par rapport au pétrole. Il n’en reste pas moins que ces multinationales ont également une importance géopolitique et même géostratégique, elles ne font pas ce qu’elles veulent. On l’a vu avec Lafarge en Syrie, accusé de collusion avec Daesh parce qu’ils n’ont pas fermé l’usine et payé pour qu’elle puisse continuer à fonctionner, soi-disant pour une affaire de gros sous. Alors qu’en réalité en ne fermant pas l’usine, elle était encore là pour la reconstruction et ça a permis que les routes restent ouvertes et que les habitants puissent continuer à se déplacer et avoir du travail.

Et donc les organes dirigeants de ces géants subissent des pressions de plusieurs gouvernements, en particulier du leur, parce qu’elles sont des moyens, des outils, des instruments, au même titre que la diplomatie ou l’armement. Et finalement peut-être que d’être à l’intérieur, pour des jeunes gens à de si hautes fonctions, est-il aussi un moyen d’influer sur l’orientation des entreprises ?

Quoi qu’il en soit, cette fois nous sommes partis pour la transition sociétale et la transition écologique qui en découle directement. Bravo les jeunes, nous entrons clairement dans la décennie du changement.
Pas sûr que la menace fasse vraiment peur aux entreprises dans l’immédiat, raison pour laquelle certaines ne se sont pas donné la peine de répondre. Mais c’est un signal, parce que ces jeunes vont faire des émules et si aujourd’hui la menace n’est pas bien grande, dans les 5 prochaines années ça pourrait changer.