David Robert Grimes: Whether the issue is climate change, healthcare or gun control, libertarians are on a permanent collision course with evidence
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Ndlr : Je suis inconditionnellement d’accord, du début à la fin. L’exemple frappant, c’est les armes. Si nous avions plus d’armes en circulation dans les rues, bien des faits ne se seraient pas produits ou auraient été réglés facilement. Mais si nous avions des armes comme le proposent les libertaires, nous serions comme les Etats-Unis, qui ont un taux d’homicide 5x plus élevé que le nôtre. De même pour la drogue, où là, même Milton Friedman reconnaissait que l’absence totale de régulation risquerait de créer des « points » où la drogue serait commune à tous les habitants complètement hors de contrôle, ce qui entrainerait une fracture sociale. Entre gaspiller des milliards et des milliards dans le trafic de drogue et tout laisser faire, il y a là aussi un milieu à trouver. Et, bien évidemment, les antibiotiques…ça, c’est LA preuve que des laboratoires financés par les Etats devraient exister. Des labos purement publics, qui répondent aux besoin du public et non pas des actionnaires. Non seulement ils permettraient d’élaborer des médicaments de peu de rentabilité, mais également de contrebalancer le marché des médicaments par une politique commerciale moins intéressée. De les concurrencer rétablirait l’équilibre du marché. Un marché régulé considérerait que comme les médicaments sont d’intérêt général, c’est à l’Etat de les produire pour en faire un bien commun. Avantage : les médicaments nécessaires sont développés et financés sans tenir compte du marché. Inconvénient : ce secteur ne rapporte rien, à personne, il coûte. Un libertaire considère que l’Etat n’a rien à faire dans l’économie et que tout doit être privé, médicaments compris. Avantage : des moyens financiers privés investissent, ce qui ne grève pas l’Etat et offre peut-être des perspectives de développement plus conséquentes. Inconvénient : ce qui ne rapporte pas est mis de côté. Sauf à tomber dessus par accident, personne ne financera. Voilà pourquoi je suis libéral et non pas libertaire. Il est normal que le secteur pharmaceutique soit libre, pour qu’il soit un secteur commercial vecteur de création de richesse. …Mais l’Etat doit jouer un rôle d’arbitre et siffler les mauvais coups en produisant les médicaments que le secteur privé ne produit pas en raison de leur faible rentabilité, en les finançant par la fabrication de médicaments rentables qui concurrencent ceux du secteur privé, ce qui rétablit l’équilibre du marché.
