« Inespéré » ou « délirant » : à Aix, les taux négatifs déroutent les économistes

Aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence, la faiblesse des taux d’intérêts divise les économistes, certains voyant une opportunité pour investir sur le long terme, d’autres s’inquiétant de leurs effets négatifs, notamment sur la santé des banques. [Lire plus…]

Ndlr : Ce sont ceux qui les considèrent comme délirants qui ont raison. Tout simplement parce que, justement, ça favorise les investissements. Et c’est ça la raison de la morosité économique : les taux bas rendent les investissements plus rentables chez nous, au détriment des émergents qui n’ont pas les capacités d’offrir des taux aussi bas alors que c’est chez eux que se trouvent nos débouchés. Chez nous, nous n’avons pas besoin de ces investissements, non seulement nous avons de la croissance, le PIB est là, mais en plus de changer de modèle bénéficierait du halo d’innovation contenu dans la population qui est aujourd’hui contraint par la politique d’emploi à tout prix.

Ainsi, en phagocytant les investissements chez nous, on compromet les investissements chez les émergents, qui constituent pourtant nos futurs débouchés. Ce qui ralentit la croissance mondiale et, donc, par extension, la nôtre. Là-dessus viennent se greffer d’autres conséquences, comme le fait que puisque nous phagocytons l’investissement par nos taux bas ou négatifs, les émergents doivent investir par eux-mêmes, ils investissent moins en raison de leurs faibles capacités, ce qui les développe plus lentement et les endette, ce qui compromet la pérennité de leur développement. Au lieu que les investissements soient porteurs de développement sociétal, ils servent à rembourser l’endettement.

Résultat : les économies avancées enfoncent l’économie mondiale, elles l’amènent vers l’abîme. Et ça uniquement dans le but d’avoir des emplois pour rester dans le modèle socio-économique échu du 20ème siècle plutôt qu’évoluer vers le 21ème siècle.

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