Le constat dressé par la dernière édition du Rapport Planète Vivante du WWF (2014) est sans appel : le déclin de la biodiversité sur Terre est considérable et surtout très rapide. Le suivi de plus de 10 000 populations de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens) montre une diminution de la taille de ces populations de 52% entre 1970 et 2010. L’UICN estime que 35% des oiseaux, 52% des amphibiens et 71% des récifs coralliens seront particulièrement impactés par le changement climatique. Le GIEC confirme dans son 5ème rapport que le dérèglement climatique dû aux activités humaines aggrave les fortes pressions déjà exercées par l’Homme sur les écosystèmes et les espèces, nous conduisant ainsi tout droit vers la sixième crise d’extinction des espèces. Concrètement, ce fléau se produit trop vite pour qu’une multitude de plantes et d’animaux puissent s’y adapter. Il aggrave à la fois la situation d’espèces déjà en péril (un grand nombre d’entre elles vivent dans des régions très affectées par les dérèglements climatiques) et d’espèces plus sensibles en raison de leur biologie, soit de leurs caractéristiques écologiques, comportementales, physiologiques et génétiques. [ Lire plus… ]
