Les agriculteurs, qui se disent accablés par les contrôles et les réglementations, ont manifesté un peu partout en France.
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Ndlr : A ne pas s’y tromper, ces gens ne représentent pas « LES » agriculteurs, mais « DES » agriculteurs, ceux dont l’agriculture devra se débarrasser d’une manière ou d’une autre si elle veut espérer la pérennité. Soit ces agriculteurs changent de pratiques, soit l’agriculture changera d’agriculteurs. Il existe bon nombre d’agriculteurs qui eux ne sont pas allés manifester, des gens qui ne sont pas concernés par ces nouvelles directives parce qu’ils appliquent des normes bien plus sévères que celles qu’elle impose et ce depuis parfois de très nombreuses années. Il s’agit vraiment d’une certaine catégorie d’agriculteurs qui refuse simplement d’évoluer, c’est tout. Ces agriculteurs doivent arrêter, là. Ca fait plus de vingt ans qu’ils savent qu’ils doivent changer leurs pratiques et qu’ils ne l’ont pas fait. Le seul moyen c’est à chaque fois de serrer la vis. Pourtant, contrairement à ce qu’ils prétendent, si la mise aux normes leur coût si cher, c’est parce qu’ils refusent de changer de paradigme, et c’est la mise aux normes pour rester dans ce paradigme qui coûte si cher, mais d’instaurer une autre agriculture est bien plus rentable.Leur comportement envers ces pauvres ragondins démontre clairement à qui on a affaire et que si on les laissait faire, ils iraient sans problème jusqu’à nous intoxiquer, jusqu’à ce que le dernier être vivant soit mort et enterré, eux compris. Ils s’opposent avec véhémence à toute évolution, alors que nos eaux, notre air, nos sols, sont pollués, contaminés. A un moment donné, il ne s’agit plus d’écologie, mais de SURVIE! J’écoutais hier soir à la TV le représentant de la FNSEA expliquer à son interlocuteur des Verts qu’il faudrait aussi songer à « faire appel aux compétences des agriculteurs ». Personnellement, je lui répondrais volontiers que c’est, hélas, ce qui a été fait, malheureusement, avec les conséquences que nous connaissons. Encore 20 ans de cette agriculture en France et c’est terminé, plus un lac, plus une rivière, plus un ruisseau, plus un aquifère, ne sera potable sans un traitement lourd et onéreux et plus rien ne poussera dans les champs. Le commun des mortels (et même les paysans eux-mêmes manifestement) ne s’en rendent pas compte. Mais lorsque nous voyons de gigantesques champs à nu, de couleur beige, des champs d’argile, comme il y en a autour de chez moi, cultivés chaque année de maïs avec un tournus tous les 5 ans de colza ou de tournesol, en réalité, il y a un siècle, ces champs étaient recouverts de 50cm d’humus, de belle terre noire. Et c’est l’agriculture industrielle d’à partir des années 50 qui consommé cette terre noire qui fait que désormais on cultive directement dans l’argile ce qui veut bien y pousser, moyennant l’agrégat de volumes d’engrais. Comme le dit si bien Claude Bourguignon, cette agriculture revient à de l’élevage de plantes malades que l’on fait pousser sur un sol mort grâce à des soins similaires à une assistance respiratoire.
