Face aux Gafa, à Alibaba et Tencent, “la France doit se doter de champions de l’Internet”

Face aux Gafa, à Alibaba et Tencent, “la France doit se doter de champions de l’Internet”

Il ne faut pas confondre “sauver des emplois et assurer un avenir” à tous avec “sauver des entreprises moribondes sur des secteurs voués à une extinction programmée”, juge notre chroniqueur George Nurdin, économiste, écrivain et consultant. [Lire plus…]

Ndlr : « Et si Gould était le meilleur économiste du Covid 19 ? Mais qui est ce Gould ? On ne le voit pas à la télé ? Il n’est pas invité au JT, ni sur les chaînes d’info en continu, il n’est jamais cité par les “gourous” »

 
Pourquoi ? Parce qu’il dit ce que je dis depuis 20 ans ? Que je m’acharne à étaler sur les réseaux sociaux, y compris en particulier ici, sur Capital ? Si lui est le meilleur parce qu’il le dit « après le Covid », moi je suis quoi ? Moi qui avait prédit la crise de 2008 en 1992 ? Qui annonce les nouvelles technologies depuis tant d’années ? Qui a imaginé l’économie de l’avenir il y a 15 ans et maintenant à l’ONU on commence à envisager un système similaire au mien ? C’est vous, les médias, qui n’écoutez pas les bonnes personnes et donnez la parole aux gourous. Ce ne sont pas les gourous qui s’imposent à vous.
 

La France ne peut pas, il faut dire « l’Europe ». Pour générer la même réussite il faut le même type d’investissement auquel les USA ont consenti pour créer un écosystème avec des lois fiscales et des subventions à la recherche orientées et adaptées. Le gouvernement fédéral a investi plus de 2000 milliards pour la Silicon Valley. Il a fallu des investissements massifs pour la raccorder aux réseaux, assurer l’approvisionnement énergétique adapté, un environnement fiscal en franchise et donc amenant des pertes sèches pour l’Etat fédéral.

Ca ne tombe pas du ciel… à un moment donné ils ont décidé un investissement de plusieurs centaines de milliards, puis des investissements réguliers pour la mise à jour et chaque année c’est des dizaines de milliards de pertes de rentrées fiscales. Mais c’est compensé par de l’emploi très bien payé qui paie de lourds impôts, par l’explosion de l’immobilier dans la région qui rapporte de grosses taxes, par l’implantation d’entreprises étrangères qui viennent profiter de l’écosystème. L’avantage de la France, c’est son espace, elle pourrait consacrer une part de son territoire à devenir une « Silicon Valley » européenne. Bordeaux serait tout-à-fait adaptée à devenir le San Francisco européen. Et nous pourrions avoir un bassin d’innovation s’étendant jusqu’à Nantes.

 
Et rien que d’un point de vue énergétique, des possibilités d’innovations sont incommensurables et existent déjà. En développant les nouvelles énergies, le houlomoteur, marémoteur, éolien offshore, photovoltaïque, hydrolien, etc… pourraient naître dans cet environnement de nouveaux modes de consommation par les réseaux, sous forme d’abonnements, comme des forfaits de téléphonie mobile, payés via une blockchain, impliquant une cryptomonnaie dont la portée pourrait ainsi être étendue et faire converger les technologies :Et la façade Atlantique est directement reliée aux câbles américains.
 
  • Les matériaux : capture carbone et utilisation du carbone pour construire les équipements. Beton à faible incidence et intelligent pour les infrastructures.
  • Les réseaux : prestations de service sur abonnement et blockchain
  • Les équipements : technologies de captage de carbone, de transformation du carbone, d’exploitation des nouveaux matériaux. Développement de nouvelles batteries à bien plus forte densité énergétique, idéalement à base de carbone, sans lithium ni cobalt.
  • Les usages : efficience énergétique par la gestion de la consommation, l’exploitation du potentiel de la voiture électrique, etc…
  • L’intelligence artificielle, qui fait coïncider l’ensemble.
 
Et je précise bien que la France est championne du monde dans l’intégralité des secteurs que j’ai indiqué là. Tout est là, tout est scientifiquement trivial pour elle. Il suffit d’arrêter de lutter pour l’emploi et soutenir l’industrie obsolète du 20ème siècle, qui nous coûte plus de 80 milliards par an rien qu’en France, 400 milliards au niveau européen, et appauvrit les populations. C’est juste une question de décision politique. Si on met 300 milliards une fois et 100 milliards par an, dans dix ans l’Union européenne est en tête de tous les secteurs.