En deux décennies, la part de propriétaires chez les 25-44 ans les plu
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Ndlr : Dans les années 90, j’ai connu des logements, de beaux logements, parfois immenses, à Montmartre ou à Denfert-Rochereau, pour des sommes inférieures à 200’000 francs. En 1973, un appartement ne coûtait rien, on pouvait en trouver un pour 80’000 francs. Aujourd’hui, un studio de 20m2 coûte 150’000€. Le prix du mètre carré a été multiplié par 20 en 40 ans. Jusqu’en 2000, j’ai connu des maisons de village à rénover pour 20’000 francs, même avec du terrain. En 98, j’ai trouvé dans l’Ariège un immeuble de style colonial, avec 14 hectares, datant du XIXème siècle, avec une allée de platanes, 6 grands appartements et des dépendances, pour 450’000 francs. La campagne était pleine de maisons à rénover avec des surfaces pouvant atteindre 80, 100 hectares de terre, pour 250’000 francs. Aujourd’hui, moins de vingt ans plus tard, toutes ces maisons sont occupées et valent, avec 2000m2 de terrain, 250’000€. Nous avons vendu une ruine sur 5000m2 de terrain dans le Gers pour 39’000€, la maison était effondrée, ruinée. Elle avait été expertisée en 2004, alors qu’elle était encore en bon état, 25’000€ et en 97, alors qu’elle était quasiment habitable, à 54’000 francs. Comment voulez-vous que les jeunes les plus pauvres puissent acheter à ces prix? …Et s’ils le font, c’est qu’ils sont cons.
