« Deux euros pour livrer une pizza, non merci ! » : les coursiers Deliveroo remontés contre les nouveaux tarifs

« Deux euros pour livrer une pizza, non merci ! » : les coursiers Deliveroo remontés contre les nouveaux tarifs

Des livreurs dénoncent depuis quelques jours les nouvelles grilles tarifaires imposées par la plateforme de livraison de repas. Reportage à Paris.
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Ndlr : Avec l’automatisation des tâches qui va mettre progressivement fin au salariat, l’avenir est clairement au travail ponctuel pour rendre des services et gagner de l’argent en conséquence. Le problème, c’est que ces plateformes comme Uber, AirBnB ou autres ne représentent pas l’avenir.

Ces entreprises ne sont pas collaboratives. Elles se contentent d’encaisser une partie de ce que leurs clients gagnent, les laissant seuls en cas de problème. De plus, les individus qui travaillent sur ces plateformes se voient imposer tout un tas de conditions qui font que si un membre ne respecte pas les règles édictées par la plateforme, ils se retrouvent renvoyés, sans indemnités puisqu’il était indépendant. On est en plein dans des conditions similaires au salariat. Sauf que ces entreprises utilisent un vide juridique et la tolérance de la société qui veut que n’importe qui travaille à n’importe quelles conditions, pour s’imposer. De ce fait, on se retrouve avec un retour au travail payé à la tâche, tout ça parce qu’on est ravie que des individus travaillent, ce qui est un recul considérable.

Pour que ces micro-activités soient vectrices de richesse, et non de précarité comme c’est le cas aujourd’hui, il faut modifier le système de sorte que les individus disposent à la fois de capitaux et de conseils pour mener à bien leur activité. En effet, le problème des micro-entrepreneurs à l’heure qu’il est, c’est qu’ils sont livrés à eux-mêmes, sans conseils et sans capitaux pour se lancer et faire perdurer leur activité.

Dans une plateforme collaborative, les individus devraient être actionnaires en partie de cette même plateforme, ce qui leur permettra de non seulement prendre part aux décisions, mais aussi de toucher des dividendes même lorsqu’ils décident de ne pas travailler. Par exemple, les livreurs devraient être propriétaires en partie de la plateforme pour laquelle ils travaillent. Ce qui leur permet de fixer les tarifs et les conditions de vente et de travail, sans compter sur la perspective de toucher leur part des bénéfices sous forme de dividendes, même lorsqu’ils ne sont plus en activité.

Mais pour que cela puisse voir le jour, il faut mettre en place l’environnement collaboratif qui permettra aux individus de disposer de moyens de créer leur propre activité, notamment en s’unissant sur des plateformes dont ils seront propriétaires en partie.

Bref, la micro-activité par les micro-entreprises est clairement l’avenir. Mais pour que cela soit vecteur de richesse pour les individus, il faut absolument faire la #TransitionSociétale pour mettre en place un environnement collaboratif, sans quoi ils ne pourront que se précariser en étant livrés à eux-mêmes, comme c’est le cas aujourd’hui.

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