Du microcrédit aux « subprime » pour les pauvres, l’échec du microcrédit!

Du microcrédit aux « subprime » pour les pauvres, l’échec du microcrédit!

L’octroi de prêts et la mise à disposition de produits d’épargne ou d’assurance permettraient aux plus démunis d’entreprendre afin de s’extraire de la pauvreté. Il n’en est rien.
[ Lire plus… ]

Ndlr : C’est la notion d’accession au crédit qui est importante. La fonction, elle, ne peut aboutir sous cette forme. Non seulement elle n’est pas démocratique, mais coûteuse et asservissante. Plus, elle est avilissante. Celui qui accède à ce genre de crédit est un pauvre qui se soumet au système. Forcément, le type n’a pas besoin qu’on lui rappelle qu’il est pauvre. Au-delà de ça, les sommes en jeu ne permettent rien. Elles ne font pas la promotion des idées, ne génèrent pas d’investissements suffisamment conséquents pour être porteurs de développement sociétal. Qu’une épicière accède à la microfinance pour s’acheter un congélateur pour vendre des glaces aux enfants de son village ne va pas lui augmenter son chiffre d’affaires, les enfants de son village, pauvres, ont le choix entre lui acheter un bonbon ou une glace, pas les deux. Et le seul et unique changement observable dans le village sera alors que les enfants auront des glaces. Par contre, en imaginant qu’elle puisse véritablement investir dans son magasin, dans une grande chambre froide, elle pourrait peut-être vendre de la glace à tout le village et ainsi permettre la conservation des aliments à tous…là, il y aurait un changement observable. Cette possibilité de conservation entraînerait une augmentation de la variété productive locale, des produits qu’elle pourrait alors envisager de distribuer régionalement, tirant vers le haut tout son village. …Mais là, ce n’est plus de la microfinance qui ne rapporte qu’à ceux qui en vivent. Et si vous regardez en Côte d’Ivoire ou au Bénin les belle agences des IMF, d’aller emprunter 500’000 francs pour son petit commerce en marchant sur un sol où chaque carreau de marbre coûte déjà plus cher que cette somme repoussera le plus valeureux. Ce qu’il faut, c’est non pas donner accès à l’épargne et au micro-crédit a des conditions inacceptables, mais rendre possibles les idées de chacun, démocratiquement. Que tout individu qui a une idée puisse l’accomplir, dans un schéma non pas d’épargne, mais de crédit, de création monétaire, comme pour les investissements plus conséquents, dont les portées sociétales sont bien moindres face aux investissements à taille humaine. Mais cette idée passe mal, elle est mal comprise. Pourtant elle est évidente, simple à mettre en place, consensuelle et porteuse de développement sociétal comme jamais. http://soyons-AMI.fr

Short link : https://lmc.today/dbdm