A partir du 1er janvier, on ne pourra plus, sur le territoire helvétique, payer anonymement un achat supérieur à… 100.000 francs suisses. Pas de quoi changer les habitudes locales. Rien à voir avec la Suède, autre pays riche d’Europe, qui met le paquet pour en finir avec le cash.
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Ndlr : Mdr, et pour cause! La Suisse vit d’être une plaque tournante du crime. Imaginez que vous souhaitiez blanchir de l’argent, vous avez une grosse somme en liquide (et peu importe la devise, la Suisse accepte tout), par exemple d’un gros trafic d’armes, de drogue ou pour un assassinat commandité, vous donnez rendez-vous à quelqu’un qui a quelque chose à vendre, un chalet, un bateau, une montre, un splendide bijou, une oeuvre d’art, etc… en Suisse. Vous faites la transaction en Suisse, vous devenez propriétaire de votre bien. Vous négociez avec le fisc chez vous, en France par exemple, en disant que vous avez omis de déclarer un petit quelque chose et qu’en échange de le déclarer il ne faut pas qu’il tape trop fort. Vous revendez votre bien, vous payez vos impôts, votre argent est blanchi. Ca marche aussi dans l’autre sens ou pour ouvrir un compte en banque en Suisse en passant les contrôles bancaires obligatoires. Vous vendez votre bien, vous avez du coup du cash, vous allez ouvrir un compte à la banque, qui vous demande d’où il vient, vous dites : « je viens de vendre mon bateau ». …Voilà, vous avez un compte en Suisse avec de l’argent bien propre. La Suisse VIT de ce trafic, vous pensez si elle va l’interdire. Et elle se bat contre la carte de crédit assez vigoureusement. Exemple concret : en 95, alors même qu’en Suisse, hormis quelques hôtels de luxe pour ainsi dire personne ne prenait la carte de crédit, que lorsque ma mère allait faire son plein dans une station Shell avec sa carte d’essence Shell ça ne marchait pas et il fallait payer en liquide, un ami m’a invité dans un boui-boui thaïlandais à Montauban. Un tout petit troquet invisible, sans enseigne, très réputé, mais il fallait connaître pour savoir qu’il était là et réserver d’avance parce que toujours plein. On a merveilleusement bien mangé et à la fin du repas voilà que le patron vient encaisser avec un lecteur de carte portable. Il est venu à la table directement lire la carte…je n’en revenais pas, je n’avais JAMAIS vu ça. Pourtant, la technologie, à l’époque, ne m’était pas étrangère, j’installais de la téléphonie embarquée, j’avais un atelier si grand qu’on pouvait y mettre un semi-remorque. Ben ça, j’en avais jamais entendu parler. C’est dire si la Suisse fait bien attention à ce que ce soit du cash qui soit utilisé… Cela dit, en France, les paiements sont limités à 1000€, mais on rappelera que ce n’est qu’aux professionnels, ça ne concerne pas les transactions entre particuliers et pour ceux dont le domicile fiscal est à l’étranger, c’est 15’000€. Mais la différence réside dans le fait que si la transaction est exceptionnelle, on va vous poser un tas de questions, puisque dès que vous déposez une somme supérieure à un certain seuil inhabituel pour vous, votre banque à l’obligation d’annoncer le versement à la Banque de France qui pourra transmettre au fisc pour vérification. En Suisse? Que dalle… c’est pas vos impôts qu’on veut, c’est votre fric, même s’il pue.
