On pense à tort que la biomasse issue du bois est neutre en carbone. C’est une véritable supercherie, pourtant de plus en plus subventionnée par les États. [Lire plus…]
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Ndlr : Un article qui explique parfaitement la problématique de la temporalité. Même si c’est effectivement une énergie neutre si la diversité variétale est respectée, qu’on n’industrialise pas la production de biomasse, en réalité c’est sur un temps si long, le temps de la pousse d’un arbre, que le gain est annihilé par les émissions au moment où on brûle le bois qui émet le carbone émis des décennies plus tôt et qu’il faudra des décennies pour réabsorber. De fait, la transition écologique aura également besoin de cycles longs, mais ça implique que la biomasse ne fait pas partie des énergies de décarbonation à court terme. Elle doit absolument être régulée et limitée à des usages spécifiques, de façon à ne pas ajouter du CO2 sous prétexte qu’on le retirera plus tard et ne pas consommer de ressource rendue indisponible pour les technologies à même de décarboner rapidement. Parce que la biomasse est chère, ses centrales ont besoin d’une maintenance lourde, leur durée de vie n’est pas illimitée et il y a toute la gestion forestière derrière. Si on ajoute à cela le remplacement des espèces endémiques à pousse lente par des espèces à pousse rapide pour disposer plus rapidement de bois à brûler, alors on a tout faux.
