Attentat de Nice : une guerre impossible à gagner

Attentat de Nice : une guerre impossible à gagner

L’attentat de Nice marque l’avènement d’une “guerre moléculaire”, estime le pure player italien Linkiesta. L’ennemi est parmi nous, détourne des objets du quotidien en armes, et il est impossible de s’en protéger sans renoncer à toute liberté.
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Ndlr : On peut se contenter de la limiter, la réduire, par le renseignement.  Il y a peut-être encore quelques mesures techniques à prendre, comme par exemple disposer des herses là où il y a des barrières de sécurité pour éviter le franchissement par des véhicules, mais pas grand-chose de plus, hélas. Si un type déterminé veut commettre un massacre, il le fera, il n’y a rien ni personne qui ne pourra l’empêcher. Pour ma part, je suis un fervent adepte du droit aux armes. Une population armée est garante de la démocratie. Mais, en réalité, en Europe, n’importe qui peut posséder librement n’importe quelle arme ou presque, il suffit d’être membre d’un club de tir et en fonction de vos qualifications ou du nombre d’années de licence vous débloquez le droit de posséder certaines catégories. Ainsi, au bout de 3 ans vous pouvez acquérir autant d’armes de poing que vous voulez, mais pas de les porter.  Et c’est là que réside une partie du problème, il faudrait qu’il y ait plus d’armes de poing en circulation, je préconise 1‰, soit 66’000 armes de poing dans la rue en permanence, ce qui implique de permettre déjà à toutes les forces de l’ordre de les porter en permanence. Mais il y a d’autres corps de métier, comme les convoyeurs de fonds, plus anonymes dans la foule et, bien sûr, des tas de gens qui sont tout-à-fait aptes à porter une arme.  Mais en imaginant que dans cette foule immense se soit trouvées une centaine d’armes, qu’auraient-elles pu faire contre un camion?  …D’ailleurs, il y en avait bien plus que ça ! Rien que les policiers étaient déjà aussi nombreux que ça. Ensuite il y a les habitants, qui ont des armes chez eux.  Ca n’a évidemment rien empêché, le camion s’est fait tirer dessus sans arrêt durant plus d’une minute, c’est long un feu nourri d’une minute, c’est très très long… essayez, dans votre tête (pour ne pas avoir l’air con à faire « pan pan » à haute voix) de compter les coups, environ 3 par seconde, pan, pan, pan, pan, pan, pan, durant une minute, vous allez voir ce que c’est long.  … Et le camion ne s’est pas arrêté… Donc, si dans certains cas qu’une arme se trouve présente dans la foule, portée par une personne déterminée, comme au Bataclan, où on aurait pu éviter au bas mot 80 morts si un type avait eu ne serait-ce qu’un 22 et ainsi aurait pu contraindre les terroristes à concentrer leur feu sur lui, les empêchant de commettre le massacre, dans d’autres, il n’existe pas de solution.  Dans le cas présent, le type s’est présenté dans une agence de location avec son permis poids lourd, il a signé un contrat, a tendu sa carte Visa, le loueur a enregistré la réserve de franchise, puis il est parti avec le camion .C’est normal, ça se passe tous les jours, c’est de ça que vit le loueur et c’est parfaitement légal.  Ce qu’il aurait fallu, c’est que le camion ne puisse pas passer les barrières, donc une grosse herse, qui non seulement lui crève les pneus, mais aussi le bloque, parce que de simplement lui crever les pneus ne l’aurait pas empêché de rouler, étant vide.  Mais là encore, ce ne sera pas possible dans tous les cas. Si ce n’est plus possible dans un événement, alors les terroristes attendront que la foule se rassemble dans une manif pour protester contre dieu sait quoi. Vous avez 20’000 personnes qui marchent dans une rue pour protester contre la volonté gouvernementale de limiter le nombre de pigeons en ville, de louer un camion prend 10 minutes…. vous arrivez par derrière et vous foncez tout droit devant. Ceux de devant ne comprennent que ceux de derrière sont morts qu’une fois écrasés.  Il faut donc se montrer calmes, réfléchis, ne pas céder à la peur, à la panique, ne pas agir en pleutres et accepter ce risque qui chez nous est malgré tout très mineur vis-à-vis de ce que connaissent les habitants de certains pays que nous avons détruits pour nos intérêts géopolitiques au quotidien.

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