Alexis Tsipras se retrouve au pied du « mur de l’argent »

Alexis Tsipras se retrouve au pied du « mur de l’argent »

L’ultimatum de la Banque centrale européenne (BCE) remet la pression sur le gouvernement grec et consacre son rôle politique dans la crise grecque. Mais le jeu est très serré et très risqué, pour tous.
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Ndlr : Il est bien ce Romaric Godin, quelqu’un qui réfléchit par lui-même, c’est rare. Moi je serais Tsipras, je crois que j’ignorerais l’ultimatum. Il sait pertinemment que c’est lui qui tient le couteau par le manche. S’il veut, il peut faire sauter l’Europe et là, c’est la BCE qui menace l’Europe et pas lui. Il n’a qu’à signifier qu’à la fin du délai donné par la BCE il fera défaut sur la dette et sortira de l’Euro et attendre. A la limite, il rentre à Athènes pour attendre que ça soit les européens qui aillent lui faire une proposition. Ainsi, il donne à l’UE le choix…qui ne le regarde plus!Ces gens de l’UE financière feront tout pour éviter que l’UE n’évolue pas…mais s’ils perdent l’UE, ils n’auront rien gagné du tout, donc ils ne laisseront pas aller jusque-là et ils préféreront accepter que l’UE évolue. Si la France ou l’Allemagne venait à perdre l’UE, nous serions dans une merde noire foncé. Nous entrerions vraisemblablement dans une période de crise et potentiellement guerrière similaire à la période 1870-1930. Nous aurions une bonne soixantaine d’années de souffrances violentes devant nous. Pour la Grèce, ça changerait quoi? …Rien, elle ne serait plus dans l’UE, voilà tout. Tsipras annonçant des réformes fiscales, structurelles, sociétales, de fond, pourrait émettre de la nouvelle dette qui partirait sans problème à 4%. La Grèce est économiquement saine, sa dette actuelle ne représente que 2.6% de son PIB. Si elle devait s’en retrouver apurée les investisseurs n’hésiteraient pas à en acheter.

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