C’est indiscutable, il manquerait 1 million de logements en France. Ce chiffre a l’avantage d’être rond, magique, facilement mémorisable donc repris en boucle. Tout comme un autre qui lui est lié, celui des 500 000 logements à faire impérativement sortir de terre chaque année pour répondre à la demande et éponger ce déficit. C’est d’ailleurs la feuille de route de tous les ministres en charge du dossier depuis dix ans et qui, avec une belle régularité, ont d’ailleurs tous échoué de droite comme de gauche : entre 2005 et 2015, la cible n’a jamais été atteinte. […] Plus d’émissions de Xerfi Canal TV, la chaîne de la réflexion sur l’économie, la stratégie et l’entreprise.
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Ndlr : Depuis le temps que je l’affirme haut et fort. J’ai partagé déjà un certain nombre d’articles que j’ai commenté sur ce sujet. NON IL NE MANQUE PAS DE LOGEMENTS EN FRANCE ! En réalité, le système est organisé pour justifier de devoir construire et que la promotion immobilière rapporte plus, grâce aux subventions pour le HLM et les APL qui permettent de vendre plus cher aux propriétaires parce qu’ils pourront louer plus cher puisque les locataires ont plus les moyens. En réalité, l’état du logement en France est un jeu de corruption, où le politique est complice de la promotion immobilière qui engrange de juteux bénéfices grâce au détournement de l’argent public via la systémisation d’un marché cartélaire. De mettre fin à ces abus, d’exploiter le logement existant et de le développer en ajoutant une couche de souplesse dans la latitude de gestion permettrait largement de répondre aux besoins (ajouter des étages, installer des modules, bâtir en passerelle au-dessus des rues) sans bâtir sans cesse de nouveaux immeubles, rechercher continuellement du terrain à bâtir, mettre en place des mesures fiscales confiscatoires pour contraindre les possesseurs de terrains en zone tendue à vendre, etc.. Là, c’est bon, Bouygues a assez empoché d’argent public depuis le début des années 50, merde à la fin !
