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www.futuremag.fr Il y en a 4 000 dans le monde, et désormais une soixantaine en France : FUTURE vous fait découvrir les monnaies locales complémentaires
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Ndlr : Les monnaies locales complémentaires sont vouées à remplacer un jour le cash en euros. Les euros vont disparaître et notre argent liquide ne sera plus constitué que de MLC, l’Euro servant à payer ses transactions en ligne, ses impôts, les charges, éventuellement son loyer. Elles ne datent pas d’hier, au XIXème siècle, en Amérique, on payait les mineurs avec des jetons, pour qu’ils dépensent leurs salaires exclusivement dans les magasins et tripots de la compagnie, ils devaient payer une taxe s’ils voulaient convertir leurs jetons en dollars, par exemple pour envoyer de l’argent à leur famille. Mais aussi certaines régions ayant fait faillite dans les innombrables crises du capitalisme de la révolution industrielle, en 1870 ou 1929, se sont renfermées sur elles-mêmes, en instaurant des monnaies complémentaires qui, en dynamisant l’économie locale, ont rétabli leur richesse à ces régions. Lorsque la région relève la tête, les habitants commencent à réclamer de pouvoir acquérir des biens introuvables localement, alors on commence à payer en monnaie officielle, de plus en plus et ainsi l’économie locale réintègre petit-à-petit l’économie nationale. Dans l’avenir, avec les monnaies locales, exactement comme il est dit dans ce reportage, nous allons faire le mouvement inverse, pour relocaliser nos économies. Et la sauce prend, il existe même une collectivité qui verse 20% du salaire de ses employés en MLC, à la plus grande satisfaction de chacun. On pourrait se dire que pour les entreprises, comme c’est le cas pour l’Eusko, de payer 5% de commission de change pour convertir la MLC en monnaie officielle (pour payer leurs charges) mais en réalité elles ne convertissent que ce dont elles ont besoin pour payer ce qu’elles doivent payer en euros et, surtout, ce 5% sert à verser les salaires des salariés de l’association qui gère la MLC et donc à améliorer le niveau de vie local et, par conséquent, le chiffre d’affaires des entreprises concernées. Elles paient une commission de change, mais leur santé économique est bien meilleure.
