La France est au bord de la faillite. C’est la grosse ficèle dont abusent certains politiques pour endosser les habits d’homme providentiel. Selon l’économiste Olivier Passet, « ces propos de comptoir des pessimistes et grincheux de toute espèce n’ont rien de bien étayé et sont facilement infirmables ». En analysant plusieurs indicateurs, il démontre que la situation des finances françaises n’est pas si alarmante.
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Ndlr : Là encore nous trouvons un discours que je tiens depuis longtemps face aux déclinistes de tout poil et que je répète de long en large en disant que les fondamentaux de la France sont excellents. Tout le monde ne parle que de la dette, « qui fait X % du PIB », mais ce n’est pas comme ça que l’on calcule le taux de surendettement. Et en réalité la France ne se situe pas même à la moitié du seuil de surendettement qui se mesure sur la durée, sur l’échéance moyenne des titres, ce qui la met à un taux d’endettement de 17%, alors que le taux de surendettement est considéré généralement à 35%, le seuil d’alerte à 30%. Et, à terme, avec les corrections apportées par Hollande, d’ici deux ou trois ans, la courbe d’endettement, qui s’est déjà considérablement amoindrie, va s’inverser. On notera qu’après la guerre, la dette française atteignait 400% du PIB, juste comme ça, pour info… Désormais, ce qu’il lui faut, c’est la transition sociétale, accepter la fin du travail et mettre en place une nouvelle économie pour le XXIème siècle, plus contributive, reposant sur l’intelligence collective. En abaissant la retraite à 55 ans et en incitant à l’automation, la robotisation afin de libérer du travail le plus de citoyens possible et en organisant le système pour permettre à tous ces gens de contribuer dynamiquement à l’économie devenue plus contributive, on restratifie le tissu productif en lui ajoutant des couches poreuses à l’innovation des masses, le capital cognitif disponible et aujourd’hui inexploité. Le gain potentiel de la révolution digitale est gigantesque, quasiment autant que durant les Trente glorieuses. Nous n’aurons certes plus jamais de croissance aussi mirobolante que depuis l’après-guerre, mais une petite croissance régulière de 1.5% à 2%, durant des décennies, sans aucun problème. Pour cela, il faut juste la transition sociétale, accepter la fin du travail comme une bénédiction et organiser la société en conséquence.
