Le prêt à la création d’entreprise de BPIfrance vit-il ses dernières heures? C’est ce qu’annonçait hier L’Opinion. Contacté par la rédaction, l’entourage d’Arnaud Montebourg évoque une réflexion sur le sujet.
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Ndlr : De toute façon, aussi bien le prêt bancaire commercial que le prêt de la BPI ont leurs jours comptés. Ce système consistant à fournir des tas de paperasses absurdes pour dédouaner les décideurs n’a pas d’avenir. Quel que soit le financement, il faut aujourd’hui fournir un business plan que personne ne suit jamais, suffisamment romancé pour être crédible, suffisamment édulcoré pour plaire, agrémenté de prévisionnels suffisamment complexes pour ôter l’envie à tout lecteur de relever des points suspects au risque de révéler ce qui pourrait être perçu comme de l’incompétence. En matière de fumisterie, on ne fait pas mieux. Les entreprises ne naissent pas dans les dossiers et même la notion de garantie de la BPI est une fumisterie. …Place à l’économie du futur! C’est par-là que doit passer la démocratie, pas par la politique. La démocratie politique, c’est de l’ochlocratie, la foule qui vote en fonction de ses croyances supportées par sa rationalité très limitée. La démocratie économique, c’est du développement sociétal porté par les masses. Dans une économie où il est acté que l’avenir est à l’horizontalisation des hiérarchies, pour ne pas dire une dé-hiérarchisation et une transversalisation des compétences pour voir émerger un pouvoir dilué plus consensuel à portée plus humaniste…que viennent faire des décideurs obscurs qui régissent la vie des entreprises au travers d’onéreux et absurdes dossiers conçus pour séduire plus que pour refléter la réalité? La BPI est une contrariété de l’avenir, une contradiction de la réalité.
